Les pervers narcissiques, prédateurs impitoyables

Il avance toujours masqué. Il repère sa proie et ne la lâche plus. Enjôleur, compréhensif, attentif, il est à l’écoute de sa bien-aimée, qui, dit-il, est tout pour lui. Il la séduit, se rend indispensable, propose le mariage. La victime est comblée. Prise au piège, elle ne va pastarder à déchanter. Le masque tombe, plus ou moins vite. L’homme qu’elle a épousé se révèle être un prédateur de l’amour. Docteur Jekyll et Mr. Hyde. Il humilie sa proie, la dévalorise, la culpabilise, la harcèle, provoquant les disputes, mais jamais en public. C’est un champion de la manipulation. Elle craint ses sautes d’humeur, ses colères. Elle fait tout pourarranger les choses. Mais rien n’y fait. Ce scénario est typique du « pervers narcissique ».

Isabelle Nazare-Aga, thérapeute cognitivo-comportementaliste (auteur des Manipulateurs et l’amour, Les Editions de l’homme, 2004) n’adhère pas au concept de pervers narcissique théorisé par la psychanalyste. Elle parle de « manipulateur », mais c’est bien de la même personnalité qu’il est question. « Le manipulateur scanne très vite la personne à qui il a affaire. Il est extrêmement malin. Il recherche des victimes qui ont un trouble de l’estime de soi, qui ont une forte propension à la culpabilité, qui ont le syndrome du sauveur, c’est-à-dire qui veulent aider à tout prix les autres, ou encore qui souffrent de dépendance affective. »

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Consultez l’article sur lemonde.fr

J’ai vécu 7 mois avec une perverse narcissique : un enfer dont je suis sorti. Pas indemne – le Plus

Lorsque l’on parle de perversion narcissique, ce sont surtout des femmes victimes d’hommes qui témoignent, comme Marie Murski, qui a publié une tribune sur Le Plus. Mais on compte bien sûr également des femmes, sans doute aussi nombreuses que les hommes, parmi les auteurs de harcèlement moral. Vincent P. a été victime d’une perverse narcissique. Il raconte.

consultez l’article du nouvelobs.com

Une étude révèle que l’intimidation en ligne (online bullying) engendre la peur « hors ligne » (off-line fear) à l’école

Une étude révèle que l’intimidation en ligne (online bullying) engendre la peur « hors ligne » (off-line fear) à l’école

La cyberintimidation engendre la peur d’être victimisé à l’école, et ce,parmi les étudiants, selon une étude menée par le Sam Houston State University.

Alors que l’intimidation traditionnelle (traditional bullying) crée encore plus de peur chez les étudiants, la cyberintimidation est un facteur important quant à la peur de la victimisation à l’école chez les élèves qui ont été victimes de harcèlement (bullying) ou d’un désordre à l’école, comme la présence de gangs. La crainte de la cyberintimidation serait plus importante chez les populations minoritaires.

Cela ne peut pas être surestimée — la victimisation en ligne a des conséquences dans la vie réelle, et ces conséquences peuvent avoir un certain nombre d’effets négatifs chez les élèves, y compris notamment la peur de la victimisation.

La cybercriminalité est un comportement effectué via les médias numériques ou électroniques par des individus ou des groupes d’individus qui communiquent des messages hostiles ou agressifs de manière répétée visant à infliger des dommages ou de l’inconfort chez la cible. Des études ont montré que l’intimidation (bullying) et la cyberintimidation (cyberbullying) peuvent conduire à des conséquences chez les victimes/cibles telles que notamment : la diminution du rendement scolaire; à une diminution de la perception de la sécurité; à la dépression; à l’anxiété; à une diminution de l’estime de soi; à l’automutilation, à la détresse émotionnelle et à des idées suicidaires.

L’étude est basée sur une enquête auprès de plus de 3500 étudiants âges entre 12-18, et ce, à travers la nation (États-Unis). On à poser des questions aux élèves sur l’intimidation (bullying) et la cyberintimidation (cyberbullying), y compris si de l’information nuisible à leur sujet avait été publiée sur Internet ou si elles avaient été insultés ou simplement menacées par e-mail, par messagerie instantanée, par messagerie texte ou via programmes de jeux en ligne. On a également demandé s’ils avaient été exclus par leurs amis en ligne ou dans des listes de contacts d’étudiants.

Environ 7 % des élèves de l’enquête ont déclaré avoir été victimes de cyberintimidation (cyberbullying), tandis que 29 pour cent ont dit qu’ils ont été victimes d’intimidation traditionnelle (traditional bullying).

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La cyberintimidation n’est pas seulement un problème chez la classe moyenne et dans les régions riches. Les adolescents en pauvres, les quartiers à forte criminalité, connaissent également l’intimidation en ligne (cyberbullying), constate une étude menée par un criminologue de l’Université d’État du Michigan.

L’étude suggère la « fracture numérique » — l’écart entre les personnes ayant accès à des technologies en ligne et ceux qui n’y ont pas accès — peut s’avérer inexistante, du moins lorsqu’il s’agit de la cyberintimidation.

Les chercheurs trouvés que des conditions de quartier qui sont indicatives de la pauvreté et de la criminalité sont un facteur prédictif significatif pour l’intimidation (bullying) — non seulement quant à l’intimidation physique et verbale, mais également la cyberintimidation. C’est un résultat tout à fait unique et quelque peu surprenant, pour les chercheurs.

Environ 30 % des jeunes Américains ont connu un incident d’intimidation (bullying), soit en tant que victime ou d’agresseur, selon les Centers for Disease Control and Prevention. Les victimes sont plus à risque de problèmes de santé mentale et académique, voire même de suicide.

Même s’il est encore moins répandu que l’intimidation traditionnelle (traditional bullying), la cyberintimidation (cyberbullying) est un problème croissant. En 2011, on estime que 2,2 millions d’étudiants aux États-Unis ont été harcelés (harassed) ou menacés (threatened) en ligne, contre environ 1,5 million en 2009, selon le Cyberbullying Research Center.

Pour leur étude, les chercheurs ont analysé les résultats d’une l’enquête de près de 2.000 élèves d’écoles et de collèges. Les chercheurs ont constaté que la vie dans les quartiers pauvres, en proie à la criminalité, s’avère un important prédicteur de l’intimidation physique, verbale et en ligne – , et ce, au-delà des caractéristiques individuelles telles que notamment l’auto-contrôle.

L’engagement des enseignants et des responsables scolaires dans la discussion de la prévention de l’intimidation (bullying prevention) dans les espaces « réels » et virtuels pourrait aider à réduire ces risques, et ce, dans les communautés à faible revenu ou de conditions socioéconomiques défavorables.

Des campagnes publiques visant spécifiquement la cyberintimidation devraient également être soulignées, et ce, particulièrement dans les écoles et les bibliothèques. Ce message s’avère essentiel afin de s’assurer que l’on donne la même importance à toutes les formes d’intimidation.

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L’intimidation traditionnelle (traditional bullying) « en personne » est beaucoup plus fréquente que la cyberintimidation (cyberbullying) chez les jeunes d’aujourd’hui et dervait être l’objectif principal des programmes de prévention, selon les résultats de recherche présentés au 120e congrès annuel de l’American Psychological Association.

Les affirmations par les médias ainsi que de certains chercheurs et spécialistes quant à une dramatique et spectaculaire augmentation de la cyberintimidation qui s’avère le grand problème de l’intimidation à l’école s’avèrent largement exagérées. Il y a très peu de recherches scientifiques qui supportent le fait que la cyberintimidation a augmenté au cours des cinq ou six dernières années (2012), et cette forme d’intimidation est en fait un phénomène moins fréquent qu’on l’affirme dans les médias.

Pour démontrer que la cyberintimidation (cyberbullying) est moins fréquente que l’intimidation « traditionnelle » (traditional bullying), Dan Olweus, PhD, de l’University of Bergen, Norvege, a cité plusieurs études à grande échelle qu’il a menées, dont une impliquant environ 450 000 étudiants américains de la troisième année à la 12e années. Dans ce dernier, des enquêtes régulières ont été menées dans le cadre de l’introduction de programme de prévention de l’intimidation au sein de 1349 écoles, et ce, de 2007-2010 et autre étude a suivi 9.000 élèves de la quatrième à la 10e année dans 41 écoles à Oslo, en Norvège, et ce, de 2006 à 2010.

Dans l’échantillonage provenant des États-Unis, en moyenne, 18 %des étudiants ont déclaré avoir été victimes d’intimidation verbale (verbal bullying), tandis qu’environ 5 % ont déclarer qu’ils avaient été victimes de cyberintimidation. Environ 10 % ont déclarer qu’ils avaient verbalement intimidé autrui et 3 % ont déclarer qu’ils s’étaient livrés à de la cyberintimidation sur autrui. De même, dans l’échantillon norvégien, 11 % ont déclarer qu’ils avaient été verbalement intimidé, 4 % ont déclaré avoir été victime de cyberintimidation, 4 % ont déclarer qu’ils avaient verbalement intimidé autrui et 1 % ont déclarer qu’ils s’étaient livré à de la cyberintimidation sur autrui.

D’autres analyses ont montré que 80 à 90 % des élèves victimes de cyberintimidation (cyberbullying) ont également été exposée aux formes traditionnelles d‘intimidation (bullying) – ce qui signifie qu’ils ont été victimes d’intimidation verbale, physique,et de manière plus indirecte d’intimidation relationnels, comme être l’objet de rumeurs défavorables. De même, la plupart des persécuteurs se sont également livré à de l‘intimidation par des moyens plus traditionnels.

Tous les élèves ont rempli le questionnaire d’intimidation Olweus (Olweus Bullying Questionnaire), qui propose de nombreuses questions sur l’expérience d’un individu face à l’intimidation, à la fois comme victime et agresseur. L’enquête comprend des questions sur l’expérience des étudiants à la cyberintimidation, qui est définie comme ayant lieu par l’intermédiaire d’un téléphone mobile ou Internet.

Ces résultats suggèrent que les nouveaux médias électroniques ont effectivement créé quelques nouvelles victimes et quelques nouveaux intimidateurs. Pour être victimes de cyberintimidation ou être cyberintimidateur d’autres étudiants semble dans une large mesure faire partie d’une tendance générale de l’intimidation où l’utilisation des médias électroniques n’est qu’une forme possible, et, en plus, une forme à faible prévalence.

Cela ne veut pas dire que la cyberintimidation n’est pas un problème dans les écoles et à l’extérieur de l’école. Les enfants victimes de cyberintimidation, comme les cibles d‘intimidation plus traditionnelle, souffrent souvent de dépression, de faible estime de soi, d‘anxiété et même des pensées suicidaires.

Toutefois, il est difficile de savoir dans quelle mesure ces problèmes s’avèrent une conséquence de cyberintimidation. Comme nous l’avons constaté, c’est que la grande majorité des enfants et des jeunes victimes de cyberintimidation sont également victimes d’intimidation par des moyens traditionnels, et il est bien documenté que les victimes d‘intimidation traditionnelle souffrent du mauvais traitement qu’ils reçoivent. Néanmoins, il existe certaines formes de cyberintimidation — comme ayant des photos ou des vidéos publié sur Internet et qui s’avèrent douloureusement embarrassantes — qui ont presque certainement des effets négatifs. Il est donc également important de prendre au sérieux la cyberintimidation à la fois dans la recherche et la prévention.

Olweus recommande que les écoles et les collectivités investissent temps et efforts techniques à divulguer de manière anonyme les cas identifiés de cyberintimidation — puis de communiquer clairement et ouvertement les résultats aux élèves. Cette stratégie peut augmenter sensiblement la perception du risque de divulgation et s’avère susceptible de réduire encore la déjà faible prévalence de la cyberintimidation.

Étant donné que l’intimidation traditionnelle est beaucoup plus répandue que la cyberintimidation, il est naturel de recommander aux écoles de diriger la plupart de leurs efforts pour lutter contre l’intimidation traditionnelle. Il n’est pas question de banaliser ou de minimiser la cyberintimidation, mais il est nécessaire et bénéfique de placer la cyberintimidation dans son contexte approprié et d’avoir une image plus réaliste de sa prévalence et de sa nature.

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source

  1. http://www.psypost.org/2014/07/study-finds-online-bullying-creates-line-fear-school-26147

  2. http://www.palgrave-journals.com/sj/journal/v26/n4/abs/sj201322a.html

  3. Ryan Randa. The influence of the cyber-social environment on fear of victimization: Cyberbullying and school. Security Journal, 2013; 26 (4): 331 DOI: 10.1057/sj.2013.22

  4. Sam Houston State University. (2014, July 1). Online bullying creates off-line fear at school. ScienceDaily. Retrieved July 2, 2014 from http://www.sciencedaily.com/releases/2014/07/140701101453.htm

  5. http://www.sciencedaily.com/releases/2014/05/140521133607.htm

  6. Thomas J. Holt, Michael G. Turner, M. Lyn Exum. The Impact of Self Control and Neighborhood Disorder on Bullying Victimization. Journal of Criminal Justice, 2014; 42 (4): 347 DOI: 10.1016/j.jcrimjus.2014.04.004

  7. Michigan State University. (2014, May 21). Cyberbullying affects rich and poor alike. ScienceDaily. Retrieved July 2, 2014 from http://www.sciencedaily.com/releases/2014/05/140521133607.htm

  8. http://www.sciencedaily.com/releases/2012/08/120806093942.htm

  9. http://www.newswise.com/articles/cyberbullying-less-frequent-than-traditional-bullying-according-to-international-studies

Pour la plupart des adolescents, la popularité augmente le risque d’être victime d’intimidation

Une nouvelle étude suggère que pour la plupart des adolescents, devenir de plus en plus populaire augmente à la fois le risque d’être victimes d’intimidation et aggrave conséquemment les conséquences négatives de la victimisation.

Or, la plupart des gens ne pensent probablement pas que d’avoir un statut social plus élevé augmenterait le risque d’être une cible, mais à quelques exceptions près, c’est ce que les chercheurs de cette étude ont pu déterminé. C’est une sorte de pattern caché de la victimisation qui est enracinée dans la compétition pour le statut social.

Cela ne signifie pas que les victimes stéréotypées d’intimidation – les enfants arborant une remise en question de l’image du corps; les enfants ayant un développement physique retardé; ou les enfants qui n’ont pas d’amis du tout — ne sont pas tyrannisés, harcelés, embêtés, ou accablés. Les jeunes socialement vulnérables sont souvent tourmentés et c’est effectivement un énorme problème. Cependant, notre étude suggère que de nombreuses victimes ne correspondent pas à ce stéréotype.

Intitulé « Casualties of Social Combat: School Networks of Peer Victimization and Their Consequences » l’étude, qui à paru dans le numéro d’avril de l’American Sociological Review, repose sur les données de l’enquête « Context of Adolescent Substance Use », une étude longitudinale sur les adolescents de 19 écoles publiques de trois comtés de la Caroline du Nord qui à commencé au printemps de 2002. Dans leur étude, les chercheurs se sont concentrés sur plus de 4200 élèves de la 8e, 9e, et 10e année qui ont participé à l’enquête au cours de l’année scolaire 2004-2005.

Les chercheurs ont pu déterminer la popularité des élèves basés sur leurs « centralités » dans la toile d’amitié de leur école et ont également mesurés leurs victimisations par l’analyse d’entrevues dans lesquels ont a demandé aux élèves de sélectionner jusqu’à cinq camarades/pairs qui les accablaient ou qui étaient méchants envers eux et jusqu’à cinq camarades/pairs envers lesquels ils étaient méchants ou qu’ils accablaient.

Parmi les garçons et les filles, si un adolescent est au milieu de la hiérarchie sociale de l’école — le 50e percentile — et monte dans l’échelle sociale au 95e centile, la probabilité qu’il ou elle soit victime de ses pairs augmente de plus de 25 %.

Mais une fois que les élèves atteignent le sommet de la hiérarchie sociale de l’école — au-dessus du 95e percentile —, la probabilité d’être victime s’effondre. Ainsi, alors que la montée vers le sommet de l’échelle sociale peut s’avérer douloureux et souffrant, l’échelon supérieur offre une perche sécurité au-dessus de la mêlée.

Pourquoi ces adolescents super populaires s’avèrent moins susceptibles à l’intimidation?

Si le statut social était l’argent, ils seraient comme Bill Gates — leurs positions sont sécurisées. Ils n’ont pas besoin de tourmenter leurs pairs dans un effort de grimper dans l’échelle sociale — une tactique couramment utilisée parmi ceux qui luttent pour cette position —, car ils sont déjà au sommet, et ils ne sont pas victimes parce qu’ils sont hors d’atteinte et n’ont pas vraiment de rivaux.

Alors que le super populaire sont moins sensible à l’intimidation, dans les rares cas où ils s’avèrent effectivement victimisés, les conséquences négatives sont amplifiées. En fait, les chercheurs ont constaté que plus les victimes sont populaires, plus ils éprouvent de la dépression, d’anxiété, de la colère, et de la marginalisation sociale à la suite d’un incident d’intimidation donné.

C’est peut-être parce que les élèves super populaires sentent qu’ils ont plus à perdre, car ils peuvent avoir travaillé très dur pour atteindre [et maintenir] leur statut social. Une autre possibilité est que les élèves les plus populaires sont des victimes peu méfiantes que ceux de la périphérie, et réagissent donc de manière particulièrement forte.

Bien que l’étude porte sur un échantillon de petite ville et sur des étudiants de régions rurales de la Caroline du Nord, le chercheur principal pense que les conclusions seraient généralement uniformes pour les adolescents d’autres endroits. En fait, l’auteur principal a récemment montré des résultats similaires chez les élèves d’un lycée public d’élite d’une riche banlieue de Long Island de New York City. Ainsi le chercheur principal affirme que les conclusions ne sont peut-être pas avérées pour chaque école, mais pense que c’est un patern commun. Il en est ainsi parce qu’il a constaté la même tendance chez les adolescents dans de tels contextes différents (entre milieu rural et milieu urbain).

En termes de répercussions de l’étude sur les politiques publiques, on espère que l’étude sensibilisera les parents, les éducateurs et les décideurs politiques que les élèves ne doivent pas nécessairement porter des stigmates évidents à leur sujet afin d’être victimes d’intimidation.

Les chercheurs espèrent qu’en plus de continuer à aider les jeunes socialement vulnérables, les victimes les plus centrales, cachées à la vue, sont également reconnues dans le dialogue national. Les chercheurs ont également noté que les programmes de prévention de l’intimidation sont souvent axés sur la réduction des déficits de compétences sociales, la pénurie d’empathie, et le contrôle des impulsions, alors que la racine des causes de bon nombre d’agression relève de la compétition pour le prestige.

La concurrence pour le statut social, cependant, n’a jamais été l’objectif principal des programmes de prévention. Pour réduire l’intimidation, il peut être utile pour les écoles de consacrer plus d’attention et de ressources à la désaccentuation des hiérarchies liée au statut social, peut-être en favorisant une plus grande diversité d’activités qui favorisent une variété de groupes d’amitié fondés sur les intérêts et non pas de seulement célébrer une activité — comme le basket ou le football ou le soccer — sur toutes les autres.

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sources

Il faut faire la différence entre la condition du pervers narcissique et le comportement de perversion. Les deux sont une maladie, mais le premier est un état d’être tandis que le second est le résultat d’un état d’être, quel qu’il soit.

Le narcissique peut etre pervers, alors que le pervers est nécessairement narcissique.

Divorce : quand « les enfants sont utilisés comme des armes » – Le Nouvel Observateur

C’est le dernier concept psychiatrisant en vogue. Après le collègue insidieusement toxique, le patron forcément pervers narcissique, le mari manipulateur, voici l’enfant… aliéné. Ou, plus précisément, victime du « syndrome d’aliénation parentale », le SAP. Une curieuse maladie affectant le lien entre un parent et son enfant, qui le rejette violemment dans le cadre d’une séparation ou d’un divorce. Mais aussi un mot coup de poing, qui convoque tout l’imaginaire de la folie. Maude Versini, jeune Française dont les trois enfants ont été enlevés voilà deux ans par son ex, un notable mexicain, reconnaît son histoire dans ce syndrome. 

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source

De la marchandisation, et le marketing de confusion !

Comme suite aux observations de l’observateur [ou l’observateur deviens l’observer], je me demandais combien de consommateurs vivaient de la frustration, de l’anxiété ou du stress, voire même un état dépressif momentané, en raison des tactiques de marketing de confusion employé par certaines organisations, et entreprises. Pour les consommateurs qui tentent de réduire leurs coûts dans un contexte économique difficile, chaque centime compte. Pourtant, il devient de plus en plus difficile de faire un choix de consommation éclairé.

En effet, il m’apparait évident que certaines entreprises telles que les entreprises bancaires et financières, les entreprises de télécommunication, les entreprises de commerce au détail, les entreprises de technologies de l’information et d’appareils électroniques, les entreprises pétrolières, voire même certaines agences gouvernementales (euh, je passe là dessus), ou voir des pans entiers d’activités économiques, ont des pratiques commerciales et de ventes qui semblent fondées sur la capacité de tout faire afin d’empêcher le consommateur de faire un choix d’achats éclairé et optimal en terme de qualité-prix. Ces activités touchent, entre autres, les services de marketing, les services des ventes, les services à la clientèle, et parfois même les services des ressources humaines, et qui relève de véritables entreprises de manipulation de masse. Ces activités rendent excessivement difficultueux pour le consommateur à déterminer à partir de l’offre des produits et services le cout exact d’un produit qui est comparable. Il devient alors impossible pour l’acheteur consciencieux de prendre une décision éclairée.

Le « marketing de confusion » (confusion marketing) implique donc une augmentation massive de stimuli : notamment, la prolifération des produits et services (modèles différents, formats différents), l’accroissement d’une fausse complexité, la similarité des produits sans que l’on puisse vraiment les comparer, la multiplicité des prix rabais et des promotions, sont autant de tactiques qui s’avèrent contre-productifs lorsqu’il est question d’une prise de décision d’achat consciencieuse et éclairée, et qui vous amèneront à dépenser le plus possible, sur des décisions d’achats erronés, avec leur AIDE, bien sûr. Car, c’est toujours pour notre bien. Notamment, dans les épiceries et les pharmacies, on surmultiplie les faux rabais, on dispose les marques de produits sur les étagères de manière subtile pour confondre le consommateur inattentif.

Cette ère de la surabondance des choix et de la surcharge d’informations, spécialement dans les services financiers (Turnbull et collab., 2000), les ordinateurs personnels (Leek and Kun, 2006), téléphone intelligent et portable (Leek and Chansawatkit, 2006), les montres (Mitchell et Papavassiliou, 1997), la mode (Cheary, 1997), les marques maisons (own-label)(Balabanis et Craven, 1997; Murphy, 1997).

Le « marketing de confusion » (confusion marketing) est une stratégie controversée qui relève d’une pratique délibérée de générer de la confusion, soit, entre autres, en donnant des informations contradictoires, incorrectes, parcellaires, etc., soir par l’envoi de matériel de « marketing » afin d’empêcher des consommateurs de faire des comparaisons avec d’autres offres ou produits similaires. La confusion des consommateurs générés relève d’un état d’esprit qui amène les consommateurs à prendre des décisions d’achat incorrectes et d’un manque de confiance (et un faible sentiment d’auto-efficacité) dans la justesse de leurs décisions d’achat, pour ainsi ouvrir la voie à l’assistanat, le fameux conseiller.

C’est ainsi que ces entreprises entreprennent d’établir une relation avec le client, au sein duquel l’entreprise devient le conseiller (et une autorité — par différents procédés), et/ou le client devient le conseiller, celui qui ne comprend pas, celui qui ne sait pas, mais qui dépend du service afin d’obtenir les informations nécessaires ou requises. C’est un peu comme si ces tactiques vous infantilisant et vous plaçait dans une relation parent/autorité – enfant/soumis à l’autorité. C’est donc une manière subtile de se constituer en autorité. L’une des méthodes pour initier ce type de relation est celle de poser une série de questions pour identifier une personne qui demande de l’information. En effet, il est très souvent impossible d’obtenir une information générale sans devoir s’identifier et en restant anonyme. Or, l’anonymat est le garant d’une meilleure sécurité, et puisqu’il n’y a rien de plus insécuritaire que de donner des informations nominatives au téléphone à haute voix.

C’est donc une manière de rendre confus, d’établir un certain type de relation, et ainsi de s’offrir en expert, en autorité morale, afin de conseiller la pauvre personne qui ne s’y retrouve plus. La confusion se produit lorsqu’un consommateur ne parvient pas à comprendre ou à interpréter correctement les produits et services sans l’aide d’une tierce personne et avec les informations qui sont fournies. Cet état de fait, à son tour, conduit à la prise de décisions d’achat imparfaites, improductives, incorrectes, erronées visant essentiellement à vous faire dépenser le plus possible. L’objectif est donc de confondre, soit pour en tirer profit supplémentaire par frais furtifs ou pour empêcher les gens d’acheter ailer en rendant les choses plus confuses.

Vous constaterez que ces compagnies, entreprises et organisations ont toujours des informations erronées sur leurs sites Internet. Leurs sites WEB ont toujours des limitations d’information, si ce n’est une totale incurie dans les présentations de l’information. Parfois, vous constaterez également que si vous téléphonez, vous obtiendrez une information différente que celle afficher sur le WEB, et une autre différente vous sera fournie si vous vous présentez en personne. C’est souvent le cas chez RBC. Vous constaterez également que ces entreprises emploient ces tactiques lorsque vous « nécessitez » toute forme d’assistance du service de la clientèle.

Le « marketing de confusion » est à l’opposé de ce que nous tenons pour de pratiques commerciales et de ventes éthiques, et transparentes. Malheureusement, le « marketing de confusion » serait encore considéré comme une stratégie de vente légitime, mais n’est rien de plus que de la tromperie, de la supercherie, et de la manipulation mentale (et non pas nécessairement psychologique).

Vous constaterez également que dans ces entreprises et organisations, il y a de constants changements, ce qui rend la tâche de suivre, comprendre et digérer l’information plus difficultueuse. Et, au lieu de conserver les informations toujours à jour disponibles à toute l’entreprise, ainsi qu’à leurs clients et partenaires, et pourtant ces entreprises établissent des services à la clientèle et des ventes qui vous « manipuleront » à faire l’achat qui rapportera le plus à l’entreprise à votre détriment.

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On croit également que la notion de confusion du consommateur est très importante et reconnue par les gestionnaires (gérants, chefs d’équipes, directeurs, etc.) parce que les consommateurs confus sont moins susceptibles de prendre des décisions d’achat rationnelles et par conséquent ne peut pas choisir l’offre optimale ou le meilleur rapport qualité-prix (Huffman et Kahn, 1998; Mitchell et Papavassilliou, 1999) ce qui peut créer une certaine insatisfaction après achat. On appelle ça, se faire fourvoyer et s’en rendre compte. Or, est-ce que tous les clients qui subissent de tels procédés, et qui y succombent, vivent une insatisfaction, car ils ne sont pas nécessairement conscients de tous les tenants et aboutissants de la démarche d’achats.
La confusion du consommateur est un état mental caractérisé par un déficit d’une pensée et d’un comportement clair et ordonné (Leek & Kun 2006). Les consommateurs ainsi confus trouvent qu’il est difficile de choisir, interpréter et évaluer les stimuli (Mitchell et coll. 2005).

Avec un plus grand volume d’informations, des quantités excessives de services, marques et produits relativement similaires, il est facile pour un consommateur de se confondre. La confusion globale est donc causée par la surcharge de l’information, une surabondance de choix (Drummond 2004), de l’information ambiguë et trompeuse, la multiplicité des similitudes des caractéristiques des produits (Mitchell et coll., 2005) et des attentes alimentées par divers moyens de communication.

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Des études scientifiques ont montré que nous avons une mémoire de travail très limité. La « mémoire de travail » est la partie de notre esprit qui opère le stockage temporaire d’informations qui nous permet d’y porter attention et de le manipuler. C’est comme ces vieilles mémoires « RAM » des ordinateurs. C’est, une mémoire temporaire et volatile.

Plus vous avez une capacité de la « mémoire de travail » élevé, plus vous êtes capable d’observer et de manipuler plusieurs choses en même temps dans votre esprit. Plus la « mémoire de travail » est réduite, plus vous serez rapidement confus ou ennuyé face à plusieurs choses à observer, identifier et manipuler en même temps.

Lorsque cette situation se produit, deux réactions sont déclenchées dans notre esprit : (1) lorsque l’esprit est surcharché et/ou confus, la plupart des gens opèrent des conjectures aléatoires (heuristiques – raccourcis mentaux) au lieu de penser rationnellement, particulièrement lorsque la situation commande à l’esprit de résoudre un problème et de trouver une solution. La « mémoire de travail » est alors « bouché » et l’esprit ouvre les portes de notre inconscient et aux processus cognitifs et émotionnels automatiques. (2) L’esprit incapable de fautes de faire usage efficace de la « mémoire de travail », passe donc dans un mode réceptif/passif où il ouvre largement les portes de l’inconscient à tout événement ou phénomène qui se produit. Or, il y a seulement un événement naturel qui pourrait submerger la mémoire de travail: le bruit. C’est pourquoi le son des publicités sont toujours plus élevé que celui des émissions, qu’il soit radiophonique, télévisuelles, etc.

Notons que la pollution sonore fait donc partie de notre quotidien et nous en subissons ses effets néfastes. On peut donc considérer le marketing de confusion comme du bruit, car le bruit altère surtout la capacité de notre mémoire de travail. Celle-ci correspond à la capacité de stocker un court instant des informations, dans le but de les utiliser pour un traitement plus complexe (une réflexion, un apprentissage, une mémorisation à long terme, une opération mentale, ou toute autre activité). En effet, elle peut détériorer jusqu’à 30 % des capacités de mémorisation chez un adulte travaillant en open space et jusqu’à 25 % des capacités de compréhension auditive chez un enfant étudiant dans une salle de classe à forte réverbération acoustique (http://bit.ly/Orhx2Y).

La manipulation du marketing de confusion survient alors lorsqu’un évènement submerge avec succès la mémoire de travail et qu’on obtient ainsi un accès direct à notre inconscient et réussi à « éteindre » notre esprit critique et notre capacité d’apprendre. D’une part, parce que cela implique beaucoup d’efforts d’attention et donc réduit les ressources dont dispose la mémoire de travail pour apprendre, mémoriser, comprendre, etc. D’autre part, cela nuit considérablement à l’apprentissage du langage et de la lecture. En effet, par exemple, pour apprendre une langue, il est indispensable de pouvoir bien distinguer les différentes syllabes d’un mot.

Dans le marketing et la publicité, la surcharge de la « mémoire de travail » permet de faire passer un message commercial plus facilement en utilisant simultanément plusieurs perceptions sensorielles (son, lumière, objet, mouvement, formes, couleurs) qui accablent les esprits et ouvrir portes de l’inconscient et amène l’esprit tout entier en mode obéissant et réceptif, sans esprit critique.
Une autre manière de surcharger la mémoire de travail et celle de mettre notre esprit en mode obéissant et passif en jouant avec la capacité de l’esprit à identifier et séparer une chose d’une autre ou de remplacer une chose par une autre dans la mémoire de travail. Notre esprit utilise un certain laps de temps pour passer d’une chose à l’autre. Ainsi, les informations et les stimulus sont alors rapidement présentés à l’esprit du consommateur.

Pour vous éviter d’être contrôlé par ces techniques de manipulation, vous vous devez de bien connaitre les tactiques, stratégies, méthodes et manière dont une personne, une organisation ou une entreprise peut entrer dans votre esprit et ainsi en prendre avantage.

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Le marketing de confusion peut être assimilé à un stresseur et à un élément élicitateur de comportement impulsif…

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Je pense qu’il y a de sérieuses préoccupations à entretenir relativement à la publicité (du marketing et plus largement de l’économie), alors qu’ils opèrent d’importantes influences sur les enfants, la vie de famille, et la vie sociale. Tout d’abord, je pense que la publicité est si controversée et sournoise, qu’elle implante des idées, des pensées et des désirs dans la tête des jeunes. Les enfants sont sensibles aux choses et les gens de leur environnement, de sorte que lorsque la publicité insiste qu’il est nécessaire d’avoir un produit, ou qu’il soit nécessaire de porter certains vêtements pour être cool, les enfants écoutent, ils sont attentifs. Entre les faux-semblants des annonces, la manipulation, et la publicité, je crois que les enfants ont payé le prix. On a qu’à penser à l’omniprésence des publicités du restaurant McDonald, ou aux agressives campagnes de marketing du Ritalin.

Les jeunes enfants ont si peu d’esprit critique qu’ils s’avèrent incapables d’une compréhension globale des messages publicitaires télévisés, et, par conséquent, sont plus susceptibles d’envisager ces messages comme des  réalités véridiques et sans biais. Ils intègrent ces messages de manière inconsciente et automatique, ce qui peut conduire, par exemple, à de mauvaises habitudes alimentaires comme en témoigne l’épidémie d’obésité chez les jeunes d’aujourd’hui. Ainsi, pour la plupart des publicités, les enfants s’avèrent immatures pour reconnaître la force persuasive de ces messages, qui revêt par sa nature même, une forme d’exploitation. Ces enfants, qui sont devenus des adultes, et parents, sont également inconscients de la nature persuasive des annonces commerciales et publicitaires.