Les facteurs humains – Le gouvernement doit-ils réduire le nombre de fonctionnaires

Selon un sondage Angus Reid commandé par l’Institut économique de Montréal (IEDM), 56 % des Québécois veulent que, dans un contexte de crise économique et de diminution de ses revenus, le gouvernement équilibre ses finances en réduisant le nombre de fonctionnaires.

Par ailleurs, les syndicats sont considérés par près de la moitié des répondants comme une force qui bloque négativement les changements nécessaires. Seulement 27 % y voient une force positive alors que, fait à noter, plus de 39 % des travailleurs québécois sont membres d’un syndicat.

Le président de l’Institut, Michel Kelly-Gagnon, juge que « le gouvernement aura besoin de courage pour faire le ménage dans sa cour avant de demander d’autres sacrifices aux Québécois ». Il sera disponible lundi pour commenter le sondage.

Selon un sondage de l’IRB (Indice relatif de bonheur) sur la conception des Québécois sur le monde de l’éducation, dans le Journal de Montréal (voir également Richard Martineau, Faut-il congédier les profs incompétents, 2009), « on y apprenait que 43 % des répondants trouvent que les syndicats “protègent trop les mauvais professeurs et n’encouragent pas suffisamment les bons”. Combien de profs enseignent sur le pilote automatique, un oeil sur leur montre et l’autre sur leur convention collective? Ils emmerdent des générations complètes d’étudiants. Pourtant, ils ne perdent jamais leur emploi ».

Dans un article de La Presse (Claude Picher, Portrait du pouvoir syndical québécois, 2009), on apprend que « L’opinion publique est parfaitement capable de faire la différence entre les pommes pourries et les autres […] Les chefs syndicaux détiennent sur la société un ascendant unique en Amérique du Nord […] les chefs syndicaux détiennent sur la société un ascendant unique en Amérique du Nord […] Il y a au Québec 3,3 millions de travailleurs, dont 1,3 million de syndiqués. Cela donne un taux de syndicalisation de 39,4 % […] Cette proportion est la plus élevée au Canada et, par conséquent, en Amérique du Nord […] ».

Toujours selon le même article « Le secteur public québécois compte 807 000 employés. L’expression “secteur public”, ici, doit être prise dans son sens large : fonctionnaires fédéraux, provinciaux et municipaux (incluant les cols bleus), personnel des réseaux de l’éducation et de la santé, employés des sociétés d’État, des commissions scolaires, des sociétés de transports en commun, policiers, pompiers; autrement dit, tous ceux qui reçoivent un chèque de paie d’une administration publique.

De ce nombre, 654 000 appartiennent à un syndicat, ce qui donne un taux de couverture syndicale de 81 %. […] Après les administrations publiques, les secteurs les plus syndiqués sont la construction (58,2 %), le transport et l’entreposage (46,4 %) et le secteur manufacturier (38,7 %). Par contre, les syndicats sont encore peu représentés dans les services professionnels (9,7 %), l’hôtellerie et la restauration (11 %), et le commerce (19,6 %). »

Le secteur public contribue donc largement de par le fardeau des charges sociales sur les finances publiques.


Référence

« Sondage Angus Reid – Institut économique de Montréal – Budget : le gouvernement doit réduire le nombre de fonctionnaires », http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/March2009/16/c8976.html.

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