Les pervers narcissiques, prédateurs impitoyables

Il avance toujours masqué. Il repère sa proie et ne la lâche plus. Enjôleur, compréhensif, attentif, il est à l’écoute de sa bien-aimée, qui, dit-il, est tout pour lui. Il la séduit, se rend indispensable, propose le mariage. La victime est comblée. Prise au piège, elle ne va pastarder à déchanter. Le masque tombe, plus ou moins vite. L’homme qu’elle a épousé se révèle être un prédateur de l’amour. Docteur Jekyll et Mr. Hyde. Il humilie sa proie, la dévalorise, la culpabilise, la harcèle, provoquant les disputes, mais jamais en public. C’est un champion de la manipulation. Elle craint ses sautes d’humeur, ses colères. Elle fait tout pourarranger les choses. Mais rien n’y fait. Ce scénario est typique du « pervers narcissique ».

Isabelle Nazare-Aga, thérapeute cognitivo-comportementaliste (auteur des Manipulateurs et l’amour, Les Editions de l’homme, 2004) n’adhère pas au concept de pervers narcissique théorisé par la psychanalyste. Elle parle de « manipulateur », mais c’est bien de la même personnalité qu’il est question. « Le manipulateur scanne très vite la personne à qui il a affaire. Il est extrêmement malin. Il recherche des victimes qui ont un trouble de l’estime de soi, qui ont une forte propension à la culpabilité, qui ont le syndrome du sauveur, c’est-à-dire qui veulent aider à tout prix les autres, ou encore qui souffrent de dépendance affective. »

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J’ai vécu 7 mois avec une perverse narcissique : un enfer dont je suis sorti. Pas indemne – le Plus

Lorsque l’on parle de perversion narcissique, ce sont surtout des femmes victimes d’hommes qui témoignent, comme Marie Murski, qui a publié une tribune sur Le Plus. Mais on compte bien sûr également des femmes, sans doute aussi nombreuses que les hommes, parmi les auteurs de harcèlement moral. Vincent P. a été victime d’une perverse narcissique. Il raconte.

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