Pour la plupart des adolescents, la popularité augmente le risque d’être victime d’intimidation

Une nouvelle étude suggère que pour la plupart des adolescents, devenir de plus en plus populaire augmente à la fois le risque d’être victimes d’intimidation et aggrave conséquemment les conséquences négatives de la victimisation.

Or, la plupart des gens ne pensent probablement pas que d’avoir un statut social plus élevé augmenterait le risque d’être une cible, mais à quelques exceptions près, c’est ce que les chercheurs de cette étude ont pu déterminé. C’est une sorte de pattern caché de la victimisation qui est enracinée dans la compétition pour le statut social.

Cela ne signifie pas que les victimes stéréotypées d’intimidation – les enfants arborant une remise en question de l’image du corps; les enfants ayant un développement physique retardé; ou les enfants qui n’ont pas d’amis du tout — ne sont pas tyrannisés, harcelés, embêtés, ou accablés. Les jeunes socialement vulnérables sont souvent tourmentés et c’est effectivement un énorme problème. Cependant, notre étude suggère que de nombreuses victimes ne correspondent pas à ce stéréotype.

Intitulé « Casualties of Social Combat: School Networks of Peer Victimization and Their Consequences » l’étude, qui à paru dans le numéro d’avril de l’American Sociological Review, repose sur les données de l’enquête « Context of Adolescent Substance Use », une étude longitudinale sur les adolescents de 19 écoles publiques de trois comtés de la Caroline du Nord qui à commencé au printemps de 2002. Dans leur étude, les chercheurs se sont concentrés sur plus de 4200 élèves de la 8e, 9e, et 10e année qui ont participé à l’enquête au cours de l’année scolaire 2004-2005.

Les chercheurs ont pu déterminer la popularité des élèves basés sur leurs « centralités » dans la toile d’amitié de leur école et ont également mesurés leurs victimisations par l’analyse d’entrevues dans lesquels ont a demandé aux élèves de sélectionner jusqu’à cinq camarades/pairs qui les accablaient ou qui étaient méchants envers eux et jusqu’à cinq camarades/pairs envers lesquels ils étaient méchants ou qu’ils accablaient.

Parmi les garçons et les filles, si un adolescent est au milieu de la hiérarchie sociale de l’école — le 50e percentile — et monte dans l’échelle sociale au 95e centile, la probabilité qu’il ou elle soit victime de ses pairs augmente de plus de 25 %.

Mais une fois que les élèves atteignent le sommet de la hiérarchie sociale de l’école — au-dessus du 95e percentile —, la probabilité d’être victime s’effondre. Ainsi, alors que la montée vers le sommet de l’échelle sociale peut s’avérer douloureux et souffrant, l’échelon supérieur offre une perche sécurité au-dessus de la mêlée.

Pourquoi ces adolescents super populaires s’avèrent moins susceptibles à l’intimidation?

Si le statut social était l’argent, ils seraient comme Bill Gates — leurs positions sont sécurisées. Ils n’ont pas besoin de tourmenter leurs pairs dans un effort de grimper dans l’échelle sociale — une tactique couramment utilisée parmi ceux qui luttent pour cette position —, car ils sont déjà au sommet, et ils ne sont pas victimes parce qu’ils sont hors d’atteinte et n’ont pas vraiment de rivaux.

Alors que le super populaire sont moins sensible à l’intimidation, dans les rares cas où ils s’avèrent effectivement victimisés, les conséquences négatives sont amplifiées. En fait, les chercheurs ont constaté que plus les victimes sont populaires, plus ils éprouvent de la dépression, d’anxiété, de la colère, et de la marginalisation sociale à la suite d’un incident d’intimidation donné.

C’est peut-être parce que les élèves super populaires sentent qu’ils ont plus à perdre, car ils peuvent avoir travaillé très dur pour atteindre [et maintenir] leur statut social. Une autre possibilité est que les élèves les plus populaires sont des victimes peu méfiantes que ceux de la périphérie, et réagissent donc de manière particulièrement forte.

Bien que l’étude porte sur un échantillon de petite ville et sur des étudiants de régions rurales de la Caroline du Nord, le chercheur principal pense que les conclusions seraient généralement uniformes pour les adolescents d’autres endroits. En fait, l’auteur principal a récemment montré des résultats similaires chez les élèves d’un lycée public d’élite d’une riche banlieue de Long Island de New York City. Ainsi le chercheur principal affirme que les conclusions ne sont peut-être pas avérées pour chaque école, mais pense que c’est un patern commun. Il en est ainsi parce qu’il a constaté la même tendance chez les adolescents dans de tels contextes différents (entre milieu rural et milieu urbain).

En termes de répercussions de l’étude sur les politiques publiques, on espère que l’étude sensibilisera les parents, les éducateurs et les décideurs politiques que les élèves ne doivent pas nécessairement porter des stigmates évidents à leur sujet afin d’être victimes d’intimidation.

Les chercheurs espèrent qu’en plus de continuer à aider les jeunes socialement vulnérables, les victimes les plus centrales, cachées à la vue, sont également reconnues dans le dialogue national. Les chercheurs ont également noté que les programmes de prévention de l’intimidation sont souvent axés sur la réduction des déficits de compétences sociales, la pénurie d’empathie, et le contrôle des impulsions, alors que la racine des causes de bon nombre d’agression relève de la compétition pour le prestige.

La concurrence pour le statut social, cependant, n’a jamais été l’objectif principal des programmes de prévention. Pour réduire l’intimidation, il peut être utile pour les écoles de consacrer plus d’attention et de ressources à la désaccentuation des hiérarchies liée au statut social, peut-être en favorisant une plus grande diversité d’activités qui favorisent une variété de groupes d’amitié fondés sur les intérêts et non pas de seulement célébrer une activité — comme le basket ou le football ou le soccer — sur toutes les autres.

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sources

Les nouveaux marchands de sommeil

J’ai traité ostensiblement de ce phénomène sur le marché du logement bas de gamme.

Les nouveaux marchands de sommeil – Envoyé spécial – France 2 – bit.ly/1glX9du

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Fiches de paye, CDI, cautions, le dossier idéal pour accéder à la location se fait de plus en plus rare. Alors un nouveau genre de propriétaires, un peu moins regardants, a fait son apparition.

Des particuliers aux revenus modestes qui partagent leurs appartements, louent les combles et même les caves, pour se faire un peu d’argent. En banlieue parisienne, un nouveau phénomène se développe : la location à la découpe. Des maisons achetées à bas prix sont divisées en dizaines de studios disponibles pour la location. Derrière ces pavillons coquets se cachent parfois des taudis : des micro-appartements construits sans déclaration à la mairie ni respect des normes sanitaires, des constructions sauvages installées dans des sous-sols et louées à des familles dans la précarité. Nous avons rencontré ces propriétaires indélicats. Ils sont retraités, concierges ou fonctionnaires : ce sont les nouveaux marchands de sommeil.

De la maltraitance perverse

« Nous avons de bonnes raisons de considérer l’agression intra- espèce, dans la situation culturelle historique et technologique actuelle, comme le plus grave de tous les dangers de l’humanité. Mais notre chance d’y faire face ne s’améliore guère, si nous l’acceptons comme quelque chose de métaphysique et d’inéluctable. Il vaut mieux suivre l’enchaînement des causes naturelles. Car c’est toujours grâce à la compréhension de cet enchaînement des causes naturelles que l’homme a pu maîtriser les phénomènes naturels » (Karl Lorenz).

On constate que quand vient le temps de dénoncer une chose, il est possible de se trouver dans une situation, ou selon le type de dénonciation, il y a une psychologisation, médicalisation ou psychiatrisation du Sujet dénonciateur.

Il est donc possible de soumettre un individu à une situation ou la dénonciation devient impossible. D’abord, notons la notion, entre autres, de « labeling », de preuve sociale, de violence psychologique et morale, d’assujetion, de manipulation mentale, de catégorisation, de l’exclusion, de culpabilisation, de stigmatisation, de persuasion coercitive, de « conditionnement aversif », dont l’objectif vise essentiellement à miner la dénonciation, et/ou le dénonciateur, par différentes stratégies.

D’autre part, notons également la maitrise de l’environnement par la personne dénoncée. La personne dénonciatrice peut donc également être soumise à des situations « exceptionnelles », par le dénonciateur, dont les avenues comportementales de la réaction sont connues, ce qui permet d’utiliser la prophétie auto-réalisante, et donc prévoir la réaction du dénonciateur. Cependant, même si cette prophétie ne se réalise pas, le dénoncer peut miser sur le fait qu’habituellement elle se réalise. De plus, compte tenu des circonstances artificieuses, les observateurs extérieurs sont influencés par une perception biaisée de la situation et fonder leurs jugements sur une situation qui est en fait illusoire. Ainsi, les observateurs extérieurs ne peuvent porter un jugement éclairer puisqu’en fait, à la base, les situations « artificieuses » sont provoquées, peut-être même mis en scène.

On peut retrouver ce type de dynamique relationnelle perverse entre les protagonistes d’une situation, elle aussi, devenu perverse. Les observateurs extérieurs, pour eux, analyse et font lecture de la situation sans toutefois pouvoir saisir les subtilités perverses de la dynamique relationnelle tout en se basant sur des stéréotypes, par exemple .

Dans la situation artificieuse,  on attribue donc un rôle à la personne dénonciatrice tout en la soumettant à une ou plusieurs situations exceptionnelles. Ses situations artificieuses sont « mis en scène » dans le but de faire croire en quelque chose qui n’existe pas, ou afin de produire un événement significatif, en fonction par exemple, de la prophétie auto-réalisante.

On utilisera les réactions de la personne dénonciatrice issue des « situations exceptionnelles » en tant que preuve sociale afin de produire une démonstration pseudo-scientifique. On soumettra la personne « à une épée de Damoclès », résultat de la preuve sociale, afin de justifier le comportement et les actions du dénoncé.

On parle donc d’une situation inéquitable, ou le dénonceur ne peut s’exprimer et se faire entendre. Ces situations ne sont pas exclusives aux relations franchement pathologiques, telles que le harcèlement ou la violence conjugale. On pensera à ces personnes qui se sentent obligées de placer un micro, ou une caméra, afin de percer à jour la maltraitance d’une personne âgée, ou d’un enfant lors du gardiennage. Dans ces cas, est-ce seulement une démarche de vérification, ou une démarche à la suite d’impressions, d’intuitions, où on décide carrément de produire une preuve légale. La personne dénonciatrice de la situation de maltraitance, ne pouvant se défendre, sera affublée et étiquetté un « diagnostique » de paranoïaque ou de paranoïde.

Dans le cas de Nathalie Simard, compte tenu de sa crédibilité au moment de la dénonciation, il aurait été fort inopportun de ne pas utiliser une stratégie afin d’obtenir un aveu. Une dénonciation, sans un aveu, aurait été excessivement difficultueuse, peut-être même impossible.

Notons qu’il existe également un phénomène reconnu au Québec de harcèlement psychologique et moral dans les entreprises et en milieu de travail [1,2,3].

Malgré le succès du thème de la violence psychologique et morale, du harcèlement moral, nous constatons que, dans la plupart des cas, les victimes perdent leur travail, présentent des séquelles traumatiques et n’obtiennent pas réparation devant les tribunaux.

Notons également que la violence psychologique et morale peut être produite autant par les femmes que par les hommes, autant en contexte relationnel, familiale, organisationnelle, institutionnelle, professionnelle ou sociétale.

Pour rendre compte de l’existence de violences perverses, il est nécessaire d’identifier des facteurs favorisants de nature individuelle, situationnelle, organisationnelle et sociétale. Toutefois, seule une perspective holistique intégrant et prenant en considération tous ces facteurs et leur interaction dynamique permettrait d’expliquer pleinement et donc de prévoir, l’existence de harcèlement et de violence dans un contexte donnée. Il est donc improbable qu’un cadre théorique unique puisse pleinement rendre compte de toutes les formes de violence.

De plus en plus d’éléments tendent à démontrer l’existence de liens entre l’incidence de harcèlements et de violences, et des facteurs organisationnels tels que le leadership, le changement d’organisation, les tensions organisationnelles, la qualité de l’environnement de travail et des facteurs en relation avec la culture organisationnelle.

Pour en savoir plus :

De la résistance à la manipulation et la persuation coercitive

Au regard de la multiplicité des approches de la résistance, Knowles et Linn (2004) soulignent que « la résistance est un concept avec un noyau net et des frontières floues ». Ils identifient quatre éléments pour appréhender la résistance : la réactance, la méfiance, la vigilance et l’inertie qu’ils relient à la sphère affective, cognitive ou motivationnelle de la résistance.

  1. La réactance, qui est « l’état motivationnel d’une personne dont la liberté est supprimée ou menacée de l’être » (Brehm 1966 cité dans Clee et Wicklund 1980) est activée quand l’influence est directement perçue. Elle est associée à la dimension affective et motivationnelle de la résistance;
  2. La méfiance a trait au soupçon engendré par un message destiné à modifier les attitudes initiales. Les réactions sont ici de nature affective et cognitive;
  3. La vigilance survient lorsque les individus sont conscients d’être la cible d’une tentative d’influence. Ils deviennent alors beaucoup plus sensibles à la qualité des arguments. Cette vigilance renvoie principalement à l’aspect cognitif;
  4. Enfin, l’inertie apparaît quand un message persuasif incite au changement et que l’individu résiste à ce changement;

Pour Sherman et coll. (2004) la résistance se définit comme une réponse d’un individu qui tente d’éliminer ou de réduire l’impact d’une communication persuasive. La définition de Poster (1992) qui est la façon dont les individus ou les groupes pratiquent des stratégies d’appropriation en réponse aux structures de domination.

Le signataire rappelle la simplicité, du moins dans son énonciation, de la finalité de toute manipulation et la persuasion coercitive : modifier des attitudes et des comportements. Pour atteindre cet objectif, les messages doivent persuader le récepteur. On utilise alors diverses stratégies.

Notons que la résistance à la persuasion relève de l’investigation des caractéristiques d’un stimulus et des représentations préalables du récepteur, celle-ci étant plus ou moins stable.

Parmi les premiers travaux reliés à la résistance à la persuasion, stricto sensu, on trouve McGuire (1964 dans Eagly et Chaiken 1993) et sa théorie de l’inoculation. Le principe repose sur l’analogie biologique de la vaccination. Un message négatif de faible impact à l’encontre d’une opinion immunise l’individu contre des actions de persuasion plus intense et développe sa résistance.

Deux grandes catégories sont source de résistance à la persuasion. La première dite motivationnelle recouvre les menaces contre son image de soi, la menace de perte de sa liberté ou la remise en cause de ses attitudes. La seconde dite cognitive repose sur le lien entre ses attitudes et ses autres cognitions. Toute tentative de persuasion qui est décodée comme pouvant déstabiliser l’équilibre du système entraîne une résistance (Eagly et Chaiken 1993).

Les travaux de Albarracin et Mitchell (2002 cité par Briñol et coll., 2004) mesurent la « confiance défensive » des individus. Le principe est que les personnes confiantes dans leurs capacités d’argumentation (forte confiance défensive) ne cherchent pas à éviter les communications perturbantes à l’inverse des individus peu confiants dans leurs aptitudes (faible confiance défensive). Toutefois l’effet contextuel peut atténuer momentanément une forte capacité à résister ; une pression sociale jugée comme valorisante (recherche de consensus dans une assemblée, image dans un groupe) peut conduire à être plus perméable aux tentatives de persuasion.

Les facteurs humains – De l’erreur, de l’incurie et de l’incompétence

La définition de l’incurie réfère à l’indifférence et au manque total de soin ou d’application dans l’exercice d’une fonction ou dans l’exécution d’une tâche; négligence, inattention, étourderie, insouciance, laisser-aller, mollesse; « Leur incurie nous conduit à la catastrophe » (insouciance, négligence).

Notons également que la compétence relève d’une connaissance approfondie, un bagage, d’une expérience « reconnue » dans un domaine, qui donne qualité à qqn de juger, de décider, d’agir. Notons également que l’on considère que la connaissance peut être construite et transmise socialement. Il faut donc comprendre qu’il existe une pluralité de types d’erreurs. Il y a également les erreurs de la démarche philosophique, scientifique, spirituelle et même religieuse.

Cependant, chez les sots, tricheurs, et manipulateurs, l’erreur sert souvent de paravent à l’incompétence, à l’incurie ou aux facteurs humains adverses.

« Il y en a qui ne trouvent leur repos que dans une incurie de toutes choses » (Bossuet, Pensées détachées, I).

Ce qui nous amène à « la valeur de la mauvaise foi ». Jacques Salomé explique : « Je viens d’une époque et d’un milieu où la parole donnée représentait une valeur quasi sacrée. Mentir pour soi était à peine accepté, mentir pour quelqu’un, juste toléré, mais mentir contre quelqu’un aurait été impardonnable, surtout pour le menteur, qui se serait senti déshonoré […] La transgression, l’art de la manipulation, le chacun-pour-soi et surtout contre l’autre sont devenus des valeurs dominantes, recherchées, appréciées. […] Dans le monde des adultes, il est parfois difficile de faire témoigner positivement dans un procès les amis ou les connaissances proches, qui ne veulent pas trop se mouiller […] Si j’ajoute la diffamation, la circulation de rumeurs…, nous voyons que la vie sociale est une jungle habitée de beaucoup de dangers » [1].

« La compétence permet d’agir et/ou de résoudre des problèmes dans un cadre professionnel de manière satisfaisante dans un contexte particulier, en mobilisant diverses capacités et habiletés de manière intégrée ».

On peut voir cinq manières d’aborder les compétences :

  • approche par les savoirs;
  • approche par les savoir-faire;
  • approche par les comportements et le savoir-être;
  • approche par les savoirs, savoir-faire et savoir-être;
  • approche par les compétences cognitives;

Il distingue plusieurs types de compétences :

  • savoirs théoriques (savoir comprendre, savoir interpréter);
  • savoirs procéduraux (savoir comment procéder);
  • savoir-faire procéduraux (savoir procéder, savoir opérer);
  • savoir-faire expérientiels (savoir y faire, savoir se conduire);
  • savoir-faire sociaux (savoir se comporter, savoir se conduire);
  • savoir-faire cognitifs (savoir traiter de l’information, savoir raisonner, savoir nommer ce que l’on fait, savoir apprendre).

Deux types de conception de la compétence s’oppose :

  • celle béhavioriste, qui est « synonyme de conduite, de comportements structurés en fonction d’un but, action, tâche spécifique, observable » et qui repose plus sur des savoirs et contenus de programme;
  • celle qui est synonyme « d’une potentialité intérieure, invisible, une capacité générative susceptible d’engendrer une infinité de conduites adéquates à une infinité de situations nouvelles ».

Les phénomènes qui nuisent aux compétences peuvent être décomposés, entre autres, en erreurs et/ou omissions :

  • D’interprétation :…;
  • d’omission :…;
  • d’exactitude :…;
  • de cohésion :…;
  • de compréhension :… ;
  • de complétude :… ;
  • de jugement :…;
  • de pseudo-diagnostique :… ;
  • d’aptitude :… ;
  • de pratique :… ;
  • de signification :… ;
  • de communication :… ;
  • d’évaluation :… ;
  • de référencement :… ;
  • par effet de bord (une erreur qui produit une erreur qui produit une erreur, ainsi de suite) :… ;
  • de synchronisation :… ;
  • de délais :… ;
  • de perception :… ;
  • de compétence :… ;

Je me garde de détailler ces erreurs. Je crois que l’on pourrait faire un mémoire sur le seul sujet de l’erreur « évitable » en contexte organisationnel. Je peux dire que je n’ai jamais été autant au contact de l’erreur humaine qu’il est possible d’éviter.

Voici une nomenclature de la compétence :

  • Novice : Pas besoin de la compétence pour son activité professionnelle;
  • Généraliste : Connaissances de base dans la compétence. Savoir exécuter, mettre en œuvre et appliquer le prescrit dans des situations habituelles. Faible autonomie pour la compétence le jugement;
  • Professionnel : Savoir transposer sa praxis et ses connaissances dans des situations et des contextes nouveaux. (Notion de transversalité des compétences). Autonomie pratique de la compétence;
  • Spécialiste : Savoir apprendre et transmettre son savoir. Savoir utiliser la compétence dans des situations imprévues et/ou urgentes. Autonome et capable de pérenniser ses compétences;
  • Expert : Savoir entreprendre et innover. Autonome et novateur.

Les quatre compétences clés de l’autoformation :

  • adaptative : tolérer l’incertitude;
  • sociale : établir un réseau de ressources;
  • praxique : réfléchir sur et dans l’action;
  • métacognitive : se connaître comme apprenant.

Dans les 4 piliers de l’éducation du XXIe siècle, le second est « Apprendre à faire » qui pose la question de la formation professionnelle : « comment adapter l’éducation au travail futur alors que son évolution n’est pas entièrement prévisible ? ». La notion de qualification professionnelle est devenue obsolète à cause de l’emprise du cognitif et de l’informatif sur les systèmes de production; elle a été remplacée par la notion de compétence personnelle qui « se présente comme un cocktail propre à chaque individu, combinant la qualification au sens strict acquise par la formation technique et professionnelle, le comportement social, l’aptitude au travail en équipe, la faculté d’initiatives, le goût du risque ». À ces exigences, on demande « un engagement personnel du travailleur comme agent de changement », ce qui nécessite de combiner savoir, savoir-faire et savoir-être (qualités subjectives, innées ou acquises, dont celle de communiquer, travailler avec les autres, gérer et résoudre les conflits), mais aussi une capacité à travailler en « collectif de travail » ou « groupe-projet » ou encore « équipe intelligente ».


[1] Jacques Salomé, Février 2009, « La valeur de la mauvaise foi »