Une étude révèle que l’intimidation en ligne (online bullying) engendre la peur « hors ligne » (off-line fear) à l’école

Une étude révèle que l’intimidation en ligne (online bullying) engendre la peur « hors ligne » (off-line fear) à l’école

La cyberintimidation engendre la peur d’être victimisé à l’école, et ce,parmi les étudiants, selon une étude menée par le Sam Houston State University.

Alors que l’intimidation traditionnelle (traditional bullying) crée encore plus de peur chez les étudiants, la cyberintimidation est un facteur important quant à la peur de la victimisation à l’école chez les élèves qui ont été victimes de harcèlement (bullying) ou d’un désordre à l’école, comme la présence de gangs. La crainte de la cyberintimidation serait plus importante chez les populations minoritaires.

Cela ne peut pas être surestimée — la victimisation en ligne a des conséquences dans la vie réelle, et ces conséquences peuvent avoir un certain nombre d’effets négatifs chez les élèves, y compris notamment la peur de la victimisation.

La cybercriminalité est un comportement effectué via les médias numériques ou électroniques par des individus ou des groupes d’individus qui communiquent des messages hostiles ou agressifs de manière répétée visant à infliger des dommages ou de l’inconfort chez la cible. Des études ont montré que l’intimidation (bullying) et la cyberintimidation (cyberbullying) peuvent conduire à des conséquences chez les victimes/cibles telles que notamment : la diminution du rendement scolaire; à une diminution de la perception de la sécurité; à la dépression; à l’anxiété; à une diminution de l’estime de soi; à l’automutilation, à la détresse émotionnelle et à des idées suicidaires.

L’étude est basée sur une enquête auprès de plus de 3500 étudiants âges entre 12-18, et ce, à travers la nation (États-Unis). On à poser des questions aux élèves sur l’intimidation (bullying) et la cyberintimidation (cyberbullying), y compris si de l’information nuisible à leur sujet avait été publiée sur Internet ou si elles avaient été insultés ou simplement menacées par e-mail, par messagerie instantanée, par messagerie texte ou via programmes de jeux en ligne. On a également demandé s’ils avaient été exclus par leurs amis en ligne ou dans des listes de contacts d’étudiants.

Environ 7 % des élèves de l’enquête ont déclaré avoir été victimes de cyberintimidation (cyberbullying), tandis que 29 pour cent ont dit qu’ils ont été victimes d’intimidation traditionnelle (traditional bullying).

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La cyberintimidation n’est pas seulement un problème chez la classe moyenne et dans les régions riches. Les adolescents en pauvres, les quartiers à forte criminalité, connaissent également l’intimidation en ligne (cyberbullying), constate une étude menée par un criminologue de l’Université d’État du Michigan.

L’étude suggère la « fracture numérique » — l’écart entre les personnes ayant accès à des technologies en ligne et ceux qui n’y ont pas accès — peut s’avérer inexistante, du moins lorsqu’il s’agit de la cyberintimidation.

Les chercheurs trouvés que des conditions de quartier qui sont indicatives de la pauvreté et de la criminalité sont un facteur prédictif significatif pour l’intimidation (bullying) — non seulement quant à l’intimidation physique et verbale, mais également la cyberintimidation. C’est un résultat tout à fait unique et quelque peu surprenant, pour les chercheurs.

Environ 30 % des jeunes Américains ont connu un incident d’intimidation (bullying), soit en tant que victime ou d’agresseur, selon les Centers for Disease Control and Prevention. Les victimes sont plus à risque de problèmes de santé mentale et académique, voire même de suicide.

Même s’il est encore moins répandu que l’intimidation traditionnelle (traditional bullying), la cyberintimidation (cyberbullying) est un problème croissant. En 2011, on estime que 2,2 millions d’étudiants aux États-Unis ont été harcelés (harassed) ou menacés (threatened) en ligne, contre environ 1,5 million en 2009, selon le Cyberbullying Research Center.

Pour leur étude, les chercheurs ont analysé les résultats d’une l’enquête de près de 2.000 élèves d’écoles et de collèges. Les chercheurs ont constaté que la vie dans les quartiers pauvres, en proie à la criminalité, s’avère un important prédicteur de l’intimidation physique, verbale et en ligne – , et ce, au-delà des caractéristiques individuelles telles que notamment l’auto-contrôle.

L’engagement des enseignants et des responsables scolaires dans la discussion de la prévention de l’intimidation (bullying prevention) dans les espaces « réels » et virtuels pourrait aider à réduire ces risques, et ce, dans les communautés à faible revenu ou de conditions socioéconomiques défavorables.

Des campagnes publiques visant spécifiquement la cyberintimidation devraient également être soulignées, et ce, particulièrement dans les écoles et les bibliothèques. Ce message s’avère essentiel afin de s’assurer que l’on donne la même importance à toutes les formes d’intimidation.

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L’intimidation traditionnelle (traditional bullying) « en personne » est beaucoup plus fréquente que la cyberintimidation (cyberbullying) chez les jeunes d’aujourd’hui et dervait être l’objectif principal des programmes de prévention, selon les résultats de recherche présentés au 120e congrès annuel de l’American Psychological Association.

Les affirmations par les médias ainsi que de certains chercheurs et spécialistes quant à une dramatique et spectaculaire augmentation de la cyberintimidation qui s’avère le grand problème de l’intimidation à l’école s’avèrent largement exagérées. Il y a très peu de recherches scientifiques qui supportent le fait que la cyberintimidation a augmenté au cours des cinq ou six dernières années (2012), et cette forme d’intimidation est en fait un phénomène moins fréquent qu’on l’affirme dans les médias.

Pour démontrer que la cyberintimidation (cyberbullying) est moins fréquente que l’intimidation « traditionnelle » (traditional bullying), Dan Olweus, PhD, de l’University of Bergen, Norvege, a cité plusieurs études à grande échelle qu’il a menées, dont une impliquant environ 450 000 étudiants américains de la troisième année à la 12e années. Dans ce dernier, des enquêtes régulières ont été menées dans le cadre de l’introduction de programme de prévention de l’intimidation au sein de 1349 écoles, et ce, de 2007-2010 et autre étude a suivi 9.000 élèves de la quatrième à la 10e année dans 41 écoles à Oslo, en Norvège, et ce, de 2006 à 2010.

Dans l’échantillonage provenant des États-Unis, en moyenne, 18 %des étudiants ont déclaré avoir été victimes d’intimidation verbale (verbal bullying), tandis qu’environ 5 % ont déclarer qu’ils avaient été victimes de cyberintimidation. Environ 10 % ont déclarer qu’ils avaient verbalement intimidé autrui et 3 % ont déclarer qu’ils s’étaient livrés à de la cyberintimidation sur autrui. De même, dans l’échantillon norvégien, 11 % ont déclarer qu’ils avaient été verbalement intimidé, 4 % ont déclaré avoir été victime de cyberintimidation, 4 % ont déclarer qu’ils avaient verbalement intimidé autrui et 1 % ont déclarer qu’ils s’étaient livré à de la cyberintimidation sur autrui.

D’autres analyses ont montré que 80 à 90 % des élèves victimes de cyberintimidation (cyberbullying) ont également été exposée aux formes traditionnelles d‘intimidation (bullying) – ce qui signifie qu’ils ont été victimes d’intimidation verbale, physique,et de manière plus indirecte d’intimidation relationnels, comme être l’objet de rumeurs défavorables. De même, la plupart des persécuteurs se sont également livré à de l‘intimidation par des moyens plus traditionnels.

Tous les élèves ont rempli le questionnaire d’intimidation Olweus (Olweus Bullying Questionnaire), qui propose de nombreuses questions sur l’expérience d’un individu face à l’intimidation, à la fois comme victime et agresseur. L’enquête comprend des questions sur l’expérience des étudiants à la cyberintimidation, qui est définie comme ayant lieu par l’intermédiaire d’un téléphone mobile ou Internet.

Ces résultats suggèrent que les nouveaux médias électroniques ont effectivement créé quelques nouvelles victimes et quelques nouveaux intimidateurs. Pour être victimes de cyberintimidation ou être cyberintimidateur d’autres étudiants semble dans une large mesure faire partie d’une tendance générale de l’intimidation où l’utilisation des médias électroniques n’est qu’une forme possible, et, en plus, une forme à faible prévalence.

Cela ne veut pas dire que la cyberintimidation n’est pas un problème dans les écoles et à l’extérieur de l’école. Les enfants victimes de cyberintimidation, comme les cibles d‘intimidation plus traditionnelle, souffrent souvent de dépression, de faible estime de soi, d‘anxiété et même des pensées suicidaires.

Toutefois, il est difficile de savoir dans quelle mesure ces problèmes s’avèrent une conséquence de cyberintimidation. Comme nous l’avons constaté, c’est que la grande majorité des enfants et des jeunes victimes de cyberintimidation sont également victimes d’intimidation par des moyens traditionnels, et il est bien documenté que les victimes d‘intimidation traditionnelle souffrent du mauvais traitement qu’ils reçoivent. Néanmoins, il existe certaines formes de cyberintimidation — comme ayant des photos ou des vidéos publié sur Internet et qui s’avèrent douloureusement embarrassantes — qui ont presque certainement des effets négatifs. Il est donc également important de prendre au sérieux la cyberintimidation à la fois dans la recherche et la prévention.

Olweus recommande que les écoles et les collectivités investissent temps et efforts techniques à divulguer de manière anonyme les cas identifiés de cyberintimidation — puis de communiquer clairement et ouvertement les résultats aux élèves. Cette stratégie peut augmenter sensiblement la perception du risque de divulgation et s’avère susceptible de réduire encore la déjà faible prévalence de la cyberintimidation.

Étant donné que l’intimidation traditionnelle est beaucoup plus répandue que la cyberintimidation, il est naturel de recommander aux écoles de diriger la plupart de leurs efforts pour lutter contre l’intimidation traditionnelle. Il n’est pas question de banaliser ou de minimiser la cyberintimidation, mais il est nécessaire et bénéfique de placer la cyberintimidation dans son contexte approprié et d’avoir une image plus réaliste de sa prévalence et de sa nature.

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source

  1. http://www.psypost.org/2014/07/study-finds-online-bullying-creates-line-fear-school-26147

  2. http://www.palgrave-journals.com/sj/journal/v26/n4/abs/sj201322a.html

  3. Ryan Randa. The influence of the cyber-social environment on fear of victimization: Cyberbullying and school. Security Journal, 2013; 26 (4): 331 DOI: 10.1057/sj.2013.22

  4. Sam Houston State University. (2014, July 1). Online bullying creates off-line fear at school. ScienceDaily. Retrieved July 2, 2014 from http://www.sciencedaily.com/releases/2014/07/140701101453.htm

  5. http://www.sciencedaily.com/releases/2014/05/140521133607.htm

  6. Thomas J. Holt, Michael G. Turner, M. Lyn Exum. The Impact of Self Control and Neighborhood Disorder on Bullying Victimization. Journal of Criminal Justice, 2014; 42 (4): 347 DOI: 10.1016/j.jcrimjus.2014.04.004

  7. Michigan State University. (2014, May 21). Cyberbullying affects rich and poor alike. ScienceDaily. Retrieved July 2, 2014 from http://www.sciencedaily.com/releases/2014/05/140521133607.htm

  8. http://www.sciencedaily.com/releases/2012/08/120806093942.htm

  9. http://www.newswise.com/articles/cyberbullying-less-frequent-than-traditional-bullying-according-to-international-studies

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Pour la plupart des adolescents, la popularité augmente le risque d’être victime d’intimidation

Une nouvelle étude suggère que pour la plupart des adolescents, devenir de plus en plus populaire augmente à la fois le risque d’être victimes d’intimidation et aggrave conséquemment les conséquences négatives de la victimisation.

Or, la plupart des gens ne pensent probablement pas que d’avoir un statut social plus élevé augmenterait le risque d’être une cible, mais à quelques exceptions près, c’est ce que les chercheurs de cette étude ont pu déterminé. C’est une sorte de pattern caché de la victimisation qui est enracinée dans la compétition pour le statut social.

Cela ne signifie pas que les victimes stéréotypées d’intimidation – les enfants arborant une remise en question de l’image du corps; les enfants ayant un développement physique retardé; ou les enfants qui n’ont pas d’amis du tout — ne sont pas tyrannisés, harcelés, embêtés, ou accablés. Les jeunes socialement vulnérables sont souvent tourmentés et c’est effectivement un énorme problème. Cependant, notre étude suggère que de nombreuses victimes ne correspondent pas à ce stéréotype.

Intitulé « Casualties of Social Combat: School Networks of Peer Victimization and Their Consequences » l’étude, qui à paru dans le numéro d’avril de l’American Sociological Review, repose sur les données de l’enquête « Context of Adolescent Substance Use », une étude longitudinale sur les adolescents de 19 écoles publiques de trois comtés de la Caroline du Nord qui à commencé au printemps de 2002. Dans leur étude, les chercheurs se sont concentrés sur plus de 4200 élèves de la 8e, 9e, et 10e année qui ont participé à l’enquête au cours de l’année scolaire 2004-2005.

Les chercheurs ont pu déterminer la popularité des élèves basés sur leurs « centralités » dans la toile d’amitié de leur école et ont également mesurés leurs victimisations par l’analyse d’entrevues dans lesquels ont a demandé aux élèves de sélectionner jusqu’à cinq camarades/pairs qui les accablaient ou qui étaient méchants envers eux et jusqu’à cinq camarades/pairs envers lesquels ils étaient méchants ou qu’ils accablaient.

Parmi les garçons et les filles, si un adolescent est au milieu de la hiérarchie sociale de l’école — le 50e percentile — et monte dans l’échelle sociale au 95e centile, la probabilité qu’il ou elle soit victime de ses pairs augmente de plus de 25 %.

Mais une fois que les élèves atteignent le sommet de la hiérarchie sociale de l’école — au-dessus du 95e percentile —, la probabilité d’être victime s’effondre. Ainsi, alors que la montée vers le sommet de l’échelle sociale peut s’avérer douloureux et souffrant, l’échelon supérieur offre une perche sécurité au-dessus de la mêlée.

Pourquoi ces adolescents super populaires s’avèrent moins susceptibles à l’intimidation?

Si le statut social était l’argent, ils seraient comme Bill Gates — leurs positions sont sécurisées. Ils n’ont pas besoin de tourmenter leurs pairs dans un effort de grimper dans l’échelle sociale — une tactique couramment utilisée parmi ceux qui luttent pour cette position —, car ils sont déjà au sommet, et ils ne sont pas victimes parce qu’ils sont hors d’atteinte et n’ont pas vraiment de rivaux.

Alors que le super populaire sont moins sensible à l’intimidation, dans les rares cas où ils s’avèrent effectivement victimisés, les conséquences négatives sont amplifiées. En fait, les chercheurs ont constaté que plus les victimes sont populaires, plus ils éprouvent de la dépression, d’anxiété, de la colère, et de la marginalisation sociale à la suite d’un incident d’intimidation donné.

C’est peut-être parce que les élèves super populaires sentent qu’ils ont plus à perdre, car ils peuvent avoir travaillé très dur pour atteindre [et maintenir] leur statut social. Une autre possibilité est que les élèves les plus populaires sont des victimes peu méfiantes que ceux de la périphérie, et réagissent donc de manière particulièrement forte.

Bien que l’étude porte sur un échantillon de petite ville et sur des étudiants de régions rurales de la Caroline du Nord, le chercheur principal pense que les conclusions seraient généralement uniformes pour les adolescents d’autres endroits. En fait, l’auteur principal a récemment montré des résultats similaires chez les élèves d’un lycée public d’élite d’une riche banlieue de Long Island de New York City. Ainsi le chercheur principal affirme que les conclusions ne sont peut-être pas avérées pour chaque école, mais pense que c’est un patern commun. Il en est ainsi parce qu’il a constaté la même tendance chez les adolescents dans de tels contextes différents (entre milieu rural et milieu urbain).

En termes de répercussions de l’étude sur les politiques publiques, on espère que l’étude sensibilisera les parents, les éducateurs et les décideurs politiques que les élèves ne doivent pas nécessairement porter des stigmates évidents à leur sujet afin d’être victimes d’intimidation.

Les chercheurs espèrent qu’en plus de continuer à aider les jeunes socialement vulnérables, les victimes les plus centrales, cachées à la vue, sont également reconnues dans le dialogue national. Les chercheurs ont également noté que les programmes de prévention de l’intimidation sont souvent axés sur la réduction des déficits de compétences sociales, la pénurie d’empathie, et le contrôle des impulsions, alors que la racine des causes de bon nombre d’agression relève de la compétition pour le prestige.

La concurrence pour le statut social, cependant, n’a jamais été l’objectif principal des programmes de prévention. Pour réduire l’intimidation, il peut être utile pour les écoles de consacrer plus d’attention et de ressources à la désaccentuation des hiérarchies liée au statut social, peut-être en favorisant une plus grande diversité d’activités qui favorisent une variété de groupes d’amitié fondés sur les intérêts et non pas de seulement célébrer une activité — comme le basket ou le football ou le soccer — sur toutes les autres.

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sources

De la domination et du contôle!

Le pouvoir arbitraire utilise souvent un ensemble de moyens afin de maintenir sa domination et ainsi assouvir son pseudo-pouvoir. Généralement, c’est une domination qui n’a pas lieu d’être, plue ou moins formelle,  qui sert essentiellement les intérêts du dominant, et souvent fondé sur une violence psychologique et morale, si ce n’est pas directement d’une violence physique. Il n’est pas question d’une domination des élites, d’une domination des classes, mais de la domination d’un groupe sur des individus ou d’autres groupes d’individus. Typiquement, c’est un ensemble de stratégies, de méthodes et de pratiques, visant essentiellement à maintenir une domination au détriment d’autrui. C’est également un style de relation et une pseudo dominance hiérarchique.

Aucun groupe n’a l’exclusivité de ce phénomène, car on la retrouve dans plusieurs types de groupes dans différents contextes sociaux ; non exclusif aux groupes criminelles, aux groupes sectaires, etc. Cette domination est parfois utilisé pour le régulation social des individus ou groupes d’individus; domination to threaten or eliminate specific behavioral freedoms. For example, bullying is a form of relationship domination. Arbitrary power is also a form of relationship domination. Social aversive control is also a form of relationship domination.

Countercontrol can be defined as human operant behavior as a response to social aversive control. The individual that is exposed to aversive control may try to oppose controlling attempts through the process of negative reinforcement, such as by escaping, attacking, or passively resisting. L’effet de domination consiste en une influence irréversible ou partiellement réversible sur des individus ou des groupes d’individus.

La domination fondée sur la violence psychologique et morale se fonde :

  • sur la destruction du lieu de communication;
  • sur la volonté d’établir une relation d’emprise et de sujétion;
  • sur la volonté de réduire ou d’éliminer le libre arbitre et la volonté;
  • sur la volonté de détruire l’autre psychiquement;
  • sur la volonté de décrédibiliser et de déconsidérer;
  • sur la volonté de réduire à l’état d’objet soumis que l’on peut utiliser à volonté.

Ce n’est pas une violence qui prend le corps pour cible mais la psyché et l’identité de la cible. Cette violence déniée par l’auteur s’inscrit dans une relation que l’on qualifiera de perverse, car la relation est « pervertie », ainsi que la communication, ou l’auteur tente d’établir un rapport de domination et de soumission absolue, un contrôle total par l’application systématique d’un ensemble de techniques bien établit, et ce, de manière subtile, insidieuse, perfide, et par la tromperie, l’artifice, la manipulation, la tricherie, le faux-semblant, l’hypocrisie, le leurre, la dissimulation, la déloyauté, l’erreur, etc. Elle vise essentiellement à détruire l’individualité, à réduire à l’état d’objet manipulable à volonté. Ces violences se dissimulent parfois sous une apparence de bienveillance, de bonnes paroles, et les intentions  altruistes. Les auteurs de ces violences diront également qu’il faut avoir une carapace ou diront que la cible est trop sensible!

Cette violence s’inscrit lorsque l’auteur adopte une série d’attitudes et de comportements spécifiques et systématique visant la cible, à la soumettre , à la contrôler et à garder le pouvoir devenu arbitraire.

Le seuil de tolérance de la cible est fonction de son histoire et de sa sensibilité, mais ce seuil peut être modifié par la nature et la persistance de la violence subie. Les réactions défensives de la cible apparaitra parfois aux observateurs externes à la situation comme inapproprié, inopportune et démesuré. Les auteurs de cette violences sont souvent des maîtres à naviguer de l’environnement social et savent très bien se jouer et manipuler les perceptions.

Voici donc une illustration montrant une description des moyens de domination utilisés.

Moyens de domination du pouvoir arbitraire!

Moyens de domination du pouvoir arbitraire!

Malheureusement, pour ceux qui ne lisent que le français, l’illustration est formulée en anglais.

Le terme « Target » réfère à la cible (la personne ou le groupe ciblé).
Le terme « External Observer » réfère aux spectateurs (personnes ou groupes non ciblés).


La persuasion coercitive

La manipulation mentale est l’ensemble des manœuvres visant à modifier les processus décisionnels d’un individu ou d’un groupe social par utilisation de techniques individuelles ou groupales physiques ou psychiques afin de le (ou les) placer sous contrôle partiel ou total de l’auteur de la manipulation. Face à cette définition se pose le problème du degré de manipulation — socialement acceptable ou moralement et éthiquement condamnable.

La coercition est définie comme étant le fait de « retenir ou de contraindre par la force ». Légalement cela implique souvent l’utilisation de la force physique ou de menaces physiques ou légales. Les concepts techniques de la « persuasion coercitive », lesquels sont efficacement contraignants, affaiblissants ou restreignants par l’application graduelle des forces psychologiques.

La persuasion coercitive est une technique d’influence sociale capable de produire des changements substantiels de comportements et d’attitudes appliquée pour provoquer « l’apprentissage » et « la normalisation sociale » au moyen de tactiques coercitives, de persuasion et/ou d’influence manipulative groupale ou interpersonnelle. Elle se distingue par les conditions sous lesquelles elle est pratiquée et par les techniques de manipulation environnementales et interpersonnelles employées pour supprimer des comportements ou croyances particuliers et en entraîner d’autres. La persuasion coercitive ou « réforme de la pensée » peut être définie comme un système coordonné d’influence coercitive et de contrôle du comportement conçu pour manipuler et tromper un individu dans l’intérêt de l’auteur.

On définira la réforme de la pensée comme un changement de croyance dans l’adaptation à la situation; technique utilisant un continuum de recoupement de l’influence sociale basée sur les descriptions de la structure sociale des environnements de réforme de la pensée eux-mêmes. Les éléments qui permettent la distinction d’autres schémas de socialisation qui promeuvent l’observation sont l’attaque psychologique et interpersonnelle pour troubler la notion d’identité personnelle et du Soi, l’utilisation d’un groupe de paires organisé et la pression interpersonnelle, laquelle rehausse la valeur de la conformité; la manipulation de la totalité de l’environnement social du sujet, qui vise à stabiliser les modifications du comportement.

Le contrôle social se caractérise par le contrôle de la communication, la manipulation émotionnelle et comportementale; la conformité au comportement dérivé ou déviant; les sollicitations d’aveux; la manipulation du langage par les clichés; enfin, la réinterprétation de l’émotion et de l’expérience humaine et le sentiment d’infériorité qu’éprouvent ceux soumis à cette technique.

Pour en savoir plus, consultez la page sur la persuation coercitives

Pour en savoir plus sur, consultez la page sur la violence psychologique et morale

De la résistance à la manipulation et la persuation coercitive

Au regard de la multiplicité des approches de la résistance, Knowles et Linn (2004) soulignent que « la résistance est un concept avec un noyau net et des frontières floues ». Ils identifient quatre éléments pour appréhender la résistance : la réactance, la méfiance, la vigilance et l’inertie qu’ils relient à la sphère affective, cognitive ou motivationnelle de la résistance.

  1. La réactance, qui est « l’état motivationnel d’une personne dont la liberté est supprimée ou menacée de l’être » (Brehm 1966 cité dans Clee et Wicklund 1980) est activée quand l’influence est directement perçue. Elle est associée à la dimension affective et motivationnelle de la résistance;
  2. La méfiance a trait au soupçon engendré par un message destiné à modifier les attitudes initiales. Les réactions sont ici de nature affective et cognitive;
  3. La vigilance survient lorsque les individus sont conscients d’être la cible d’une tentative d’influence. Ils deviennent alors beaucoup plus sensibles à la qualité des arguments. Cette vigilance renvoie principalement à l’aspect cognitif;
  4. Enfin, l’inertie apparaît quand un message persuasif incite au changement et que l’individu résiste à ce changement;

Pour Sherman et coll. (2004) la résistance se définit comme une réponse d’un individu qui tente d’éliminer ou de réduire l’impact d’une communication persuasive. La définition de Poster (1992) qui est la façon dont les individus ou les groupes pratiquent des stratégies d’appropriation en réponse aux structures de domination.

Le signataire rappelle la simplicité, du moins dans son énonciation, de la finalité de toute manipulation et la persuasion coercitive : modifier des attitudes et des comportements. Pour atteindre cet objectif, les messages doivent persuader le récepteur. On utilise alors diverses stratégies.

Notons que la résistance à la persuasion relève de l’investigation des caractéristiques d’un stimulus et des représentations préalables du récepteur, celle-ci étant plus ou moins stable.

Parmi les premiers travaux reliés à la résistance à la persuasion, stricto sensu, on trouve McGuire (1964 dans Eagly et Chaiken 1993) et sa théorie de l’inoculation. Le principe repose sur l’analogie biologique de la vaccination. Un message négatif de faible impact à l’encontre d’une opinion immunise l’individu contre des actions de persuasion plus intense et développe sa résistance.

Deux grandes catégories sont source de résistance à la persuasion. La première dite motivationnelle recouvre les menaces contre son image de soi, la menace de perte de sa liberté ou la remise en cause de ses attitudes. La seconde dite cognitive repose sur le lien entre ses attitudes et ses autres cognitions. Toute tentative de persuasion qui est décodée comme pouvant déstabiliser l’équilibre du système entraîne une résistance (Eagly et Chaiken 1993).

Les travaux de Albarracin et Mitchell (2002 cité par Briñol et coll., 2004) mesurent la « confiance défensive » des individus. Le principe est que les personnes confiantes dans leurs capacités d’argumentation (forte confiance défensive) ne cherchent pas à éviter les communications perturbantes à l’inverse des individus peu confiants dans leurs aptitudes (faible confiance défensive). Toutefois l’effet contextuel peut atténuer momentanément une forte capacité à résister ; une pression sociale jugée comme valorisante (recherche de consensus dans une assemblée, image dans un groupe) peut conduire à être plus perméable aux tentatives de persuasion.

La manipulation perverse, le contact physique et la technique du toucher

Les techniques de manipulation qui en créant le contexte interpersonnel requis, permettent d’augmenter l’efficacité de la demande et par là d’accroître l’engagement du sujet, pour le rendre plus susceptible aux suggestions et aux injonctions qui permettront de le manipuler.

Communiquer pour demander quelque chose à quelqu’un, a priori, c’est avant tout parler, s’exprimer d’une manière claire pour inciter l’autre à nous accorder ce que nous lui demandons. Si les mots choisis, le ton employé, la tournure de phrase sont importants, le langage non verbal ou langage corporel joue aussi un rôle très important.

Les recherches sur le toucher ne datent pas d’hier. Les chercheurs s’intéressent sérieusement aux effets du toucher depuis au moins le milieu des années 70. Dans l’une de leurs recherches, les personnes qui pénétraient dans une cabine téléphonique avaient la bonne surprise de trouver sur la tablette quelques pièces de monnaie.

Évidemment, comme l’aurait fait n’importe qui, elles utilisaient les pièces pour téléphoner ou, à tout le moins, les glissaient dans leurs poches en partant. Un peu plus loin un inconnu les interceptait : « N’auriez-vous pas trouvé quelques pièces de monnaie sur la tablette ? » L’inconnu n’est autre, on s’en doute, qu’un expérimentateur. Une fois sur deux, il ne se contentait pas de cette sollicitation, purement verbale. Il touchait, en outre, le bras de son interlocuteur pendant une ou deux secondes. Ce contact physique lui permit d’augmenter significativement le taux de restitution des pièces oubliées. Qu’un simple contact puisse rendre les gens plus honnêtes pourra étonner. Il ne s’agit pourtant pas là d’une bizarrerie expérimentale. Ce phénomène a été observé dans des situations très différentes et à propos de comportements très variés. La célèbre université de Miami abrite, d’ailleurs, un institut de recherche qui lui est exclusivement consacré. Dans le seul domaine médical, des centaines de recherches attestent de l’intérêt qu’il y a à toucher celles et ceux dont on souhaite infléchir les comportements. Ainsi, les pensionnaires touchés se nourrissent mieux que ceux qui ne le sont pas, les patients touchés respectent mieux les prescriptions médicales que les autres, etc. Initialement mis en évidence aux États-Unis, dans une culture de « non-contact », le phénomène de toucher ne perd rien de sa vigueur en France, un des pays latins où les gens se touchent le plus. Un chercheur français a, par exemple, constaté qu’on avait deux fois plus de chance d’obtenir d’un quidam une pièce de monnaie en lui touchant le bras au moment de notre requête. Dans une autre recherche, il a pu observer que le même contact physique (toucher du bras), durant une séance de travail pratique, permettait à un enseignant de pratiquement tripler la probabilité que ses élèves se rendent volontairement au tableau pour corriger un exercice. Cette dernière recherche s’inscrit dans la tradition des recherches américaines qui montrent qu’un enseignant peut aider un élève à améliorer ses performances scolaires en recourant à un simple contact physique.

Il est maintenant démontré que le fait que quelqu’un vous touche physiquement augmente votre réceptivité à la demande qu’il peut formuler. C’est comme si ce contact ouvrait une voie de communication positive. Et au-delà d’accéder à votre demande plus facilement, la personne que vous touchez vous juge d’une manière plus positive.

Le toucher permet d’établir un contact physique avec le sujet. Les études scientifiques ont montré que la technique du toucher affecte favorablement les jugements esthétiques (Silverthorne et coll., 1972), conduit les clients à trouver plus agréable le commerce (Hormik, 1992), modifie positivement la perception d’un inconnu (Wycoo and Holley, 1990), induit à faire plus confiance (Patterson, 1973), etc. Les yeux-dans-les-yeux n’est qu’une variante de la technique du toucher, moins efficace peut-être.

Donc, le toucher favorise l’élicitation émotionnelle, une réponse émotive, dans certains cas favorable. Car, le touché n’est pas toujours approprié et ne génère par toujours une réponse émotionnelle positive. Le contact physique est très peu courant quand on rencontre quelqu’un pour la première fois. Néanmoins, serrer la main des hommes et des femmes au moment de les saluer est tout à fait courant. Les hommes ne se touchent pas à moins qu’ils ne se connaissent très bien ou qu’ils soient parents. En Occident, le toucher a reçu une connotation négative, ce qui a fait régresser le contact physique entre les personnes. Elle est surtout réservée lors des contacts intimes, entre amis, entre membres familiales, entre amoureux.

Les normes de communication : règles sociales souvent inconscientes, acceptées
par un groupe. Parmi les risques inhérents à la communication, l’intrusion d’autrui dans notre territoire intime (physique et psychique) et les mécanismes de défense que l’individu met en œuvre nous ramènent à nos origines. Communiquer, c’est mettre en commun, ouvrir une partie de ce territoire symbolique aux autres, au risque d’être envahi. On distingue 2 types de territoires — physique et symbolique :

  • L’espace physique : Selon l’anthropologue américain E.T. Hall, l’individu est entouré d’une « sphère » invisible qui le sépare d’autrui et qui définit son territoire intime En Occident, la limite de ce territoire est à environ 45 cm autour du corps Seuls les intimes sont admis dans cette sphère La limite est franchie dans 2 cas seulement : relation amoureuse / lutte ou agression physique. E.T. Hall (La Dimension cachée, 1971, Seuil) distingue 4 distances de communication, variables en fonction des cultures : 1) La distance intime,  <= 45 cm [relation amoureuse/lutte] 2) la distance personnelle, 45 à 125 cm [conversation entre amis]; 3) la distance sociale, 1,20 m à 3,60 m [communication professionnelles, communication de groupe]; 4) la distance publique, >= 3,60 m [Communication uniquement collective];
  • L’espace symbolique : Correspond au moi intime : ce que l’on ne veut pas rendre public, communiquer. L’indiscrétion est la forme la plus courante de
    violation de l’espace symbolique. Différents comportements (verbaux et non verbaux), notamment les rituels d’évitement, permettent de délimiter ce territoire aux yeux des autres. Faire preuve de tact n’est pas toujours suffisant : une longue fréquentation de l’autre est souvent indispensable.

Ainsi, le contact physique peut-être utiliser afin de créer un rapport de domination/soumission au sein d’une relation, un rapport inégalitaire, un rapport perdant/gagnant. Le contact physique inapproprié et inopportun indispose, elle crée un malaise.


Références

Kleinke, C. (1973). Compliance to requests made by gazing and touching experimentaters in fielf settings. Journal of Experimental Social Psychology, 13, 218-223. 2

Guéguen, N. (2002a). King of touch, gender and compliance to a request : A pilot study. Studia Psychologica, 44, 167- 172. 3

Guéguen, (2002b). Encouragement non verbal à participer en cours : l’effet du toucher. Psychologie et Education, 51, 95-107. 4

Steward, L. et Lupfer, M. (1987). Touching as teaching : The effect of touch on students’ perceptions and performance. Journal of Applied Social Psychology, 17, 800-809.