Dérives de l'application des politiques sociales et de leurs mise en oeuvres de la grande région montréalaise

Sommaire

C’est donc l’élaboration et la conception (politiques sociales), ainsi que leurs mises en œuvre (services sociaux, solidarité sociale) qui perpétue de manière inhérente cette dichotomie entre la « réalité sociale » et la « pratique sociale » (se référant ici à la « praxis » et « pragmata »).

De l’étiquettage et de la catégorisation sociale

L’étiquetage social constitue un risque inhérent en santé publique : la nature des actions de l’institution et un contexte de rareté des ressources (humaines et financières) sont au nombre des conditions qui y sont sous-jacentes.

D’une part, la santé publique, qui recourt à une approche populationnelle, a pour finalité l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population. Un objectif d’envergure qui passe, entre autres, par la réduction des inégalités de santé et de bien-être au sein de la société, par le biais d’actions pouvant contrer les effets des facteurs de risque touchant notamment les groupes les plus vulnérables de la population (LSP, art. 8).

D’autre part, elle doit « maximiser l’efficacité des interventions de prévention, de protection et de promotion de la santé, et [d’]éviter de gaspiller des ressources auprès de larges pans d’une population non concernés par une problématique donnée de santé publique » (Massé 2003 : 244).

Dans un tel contexte, nul doute que l’approche par découpage de la population en « groupes à risque » ou « groupes cibles » s’avère une condition nécessaire à la réalisation du mandat de santé publique. Toutefois, aussi efficace soit-elle, une telle approche peut également entraîner des coûts sociaux, telle la stigmatisation de certains groupes d’individus ciblés pour intervention; souvent les plus vulnérables.

Cependant, lorsque l’on de cadre pas, lorsque l’on dépasse les capacité de compétences, les risque de rejet sociétale, d’exclusion et et d’étre éprouvé sont énorme. En commission parlementaire, un haut fonctionnaire affirme qu’il soit normal que la socitété écrases un certains nombre de personnes.

Les services sociaux et de solidarité sociale créent la déviance et l’exclusion sociale en formulant les règles (tacites ou explicites) dont l’infraction constituent une déviance et en appliquant ces règles à telle ou telles personnes qu’ils considèrent comme marginale. De ce point de vue, la déviance n’est pas une qualité de l’acte que la personne commet mais plutôt une conséquence de l’application par les autres de règles et de sanctions à un « contrevenant ». Le déviant est une personne à laquelle cette étiquette a été appliquée avec succès; un comportement est déviant à partir du moment où il est désigné comme tel. La déviance peut, dans un premier temps, être comprise comme un écart (ou non conformité) aux normes ou aux valeurs promues par la société ou le groupe d’appartenance (Rogel 1997 : 53).

La définition sociale d’un déviant fait donc intervenir un processus d’étiquetage des individus concernés. Un processus qui s’inscrit dans un rapport de pouvoir, un rapport de force le fait d’étiqueter une personne comme déviante est une manifestation de pouvoir, un abus de pouvoir, dans la perspective des différences de pouvoir qui caractérisent la structure de toute société.

Il est donc de l’observation du signataire de constater qu’un certains nombre de personnes, et même qu’un certains nombre d’entités groupales, soit exclus de la société, exlusion, alimenté pas la catégorisation sociale et l’étiquettage, étant fondé sur des phénomènes de normalisation, de catégorisation, d’étiquettage, stigmatisation, de psychologisation, de médicalisation, de psychiatrisation, et criminalisation.

L’exclu, le déviant, le marginal, arbitrairement écrasé est ainsi cantonné dans un rôle spécifique qui lui est attribué, et soumis à des règle de jeux sociale qui le dépasse largement. L’attribution de ce rôle justifie alors les mesures de coercition et de répression sociale, et même entraîne des mesures de coercition et de répression policière.

Il est erroné de croire qu’il faille travaillé sur les phénomène d’exclusion sociale car cette dernière est une manifestation volontaire, délibéré, intentionnel, planifié, mis en oeuvre, et lucidement appliqué.

Incidemment, en considération de ce que j’ai colligé sous l’égide des titres: « Production de la déviance et de l’exclusion sociale » (http://androgena.wordpress.com/production-deviance-exclusion/) et la « Violence psychologique et morale » (http://androgena.wordpress.com/violence-psychologique-et-morale/), je fais une description de réactions sociales face à certaines causalités sociales.

L’inclusion n’est pas l’exclusion : l’exclusion volontaire

Il est erroné de croire qu’il faille travaillé sur les phénomène d’exclusion sociale, alors qu’il faille travaillé sur d’inclusion.

Le terme « inclusion » aurait commencé par l’application d’une politique visant à assurer que tous les enfants, indépendamment de leurs capacités, soient intégrées dans les salles de classe et de faire partie de leur communauté scolaire.

Le terme « inclusion » aujourd’hui serait plus largement perçue comme une pratique qui permet d’assurer aux personnes d’une organisations aient un sentiment d’appartenence, un sentiment d’engagement, se sentent connectés à leur millieu, par le biais de leur travail dans la perspective de l’atteinte des buts et des objectifs de l’organisation. L’inclusion est un changement de culture organisationnelle; un changement paradigmatique. Le processus d’inclusions engage chaque individu et permettent aux gens de se sentir valorisé essentiellement à la réussite de l’organisation. Ce changement de culture crée des organisations à haute performance où la motivation et l’état d’esprit monte en flèche. Miller and Katz (2002) présente une définition commune : L’inclusion relève d’un sentiment d’appartenance: un sentiment d’être respecté, et apprécié pour qui l’on est, et de la sensation d’un niveau d’énergie de soutien et d’engagement d’autrui afin qu’une personne puisse atteindre le meilleur de soi-même.

Gasorek (1998) note le succès de ses initiatives dans l’instanciation de la diversité et de l’inclusion. Hyter et Turnock (2006) proposent plusieurs études de cas visant l’instanciation de l’inclusion au sein des organisations corporatives.

Roberson (2006) note que le terme  « inclusion » est souvent associée à la notion de « diversité » et ces termes sont souvent utilisés de façon interchangeable, cependant ils sont nettement différents, et ne relève pas uniquement d’aspect multiethniques, mais également d’aspect multidimentionnelle de l’individu.

L’Institut pour l’inclusion (Institute for inclusion), une organisation à but non lucratif, tente de collectivement définir la notion « d’inclusion » séparémment de la notion de diversité, afin d’en préciser les tenants et aboutissants. Elle a développé un noyau de valeurs et de principes généraux et la concoit « l’inclusion » comme nécessitant un changement paradigmatique dans la conscience, la sensibilisation et l’interaction humaine. L’inclusion est intimement associé au changement. L’inclusion relève de la reconnaissance de notre « unité universelle » et de notre interdépendance même si chacun de nous est différent. L’acte d’inclusion est l’n des moyens de lutte contre l’exclusion et de toutes les maladies sociales telque le racisme, le sexisme, l’handicapisme, etc. Lutté pour l’inclusion implique également de s’assurer que tous les systèmes de soutien sont à la disposition de ceux qui en ont besoin d’un tel soutien.

De la mise en scène et de la gestion des perceptions

Puisque les phénomènes de normalisation, de catégorisation, d’étiquettage, stigmatisation, de psychologisation, de médicalisation, de psychiatrisation, et criminalisation, celle-ci doivent être justifié. Ainsi, cela implique toujours une interaction sociale entre la personne ou le groupe de personnes qui applique à l’autre l’étiquette de « déviant » et la personne ou le groupe de personnes ainsi qualifiée. Le fait de désigner ainsi l’autre est en soi une sorte d’exercice du pouvoir. Ainsi intervient la notion de vulnérabilité, comprise ici comme un état social d’impuissance associé à des personnes ou à des groupes présentant certaines caractéristiques qui sont perçues comme différentes de celles entrant dans la définition courante de ce qui est considéré comme « normal ».

La notion de stigmatisation s’inscrit dans un processus social complexe mettant en relation plusieurs autres concepts tels que l’étiquetage social et la discrimination, la déviance et la normalisation des comportements, la vulnérabilité et les rapports de pouvoir, la représentation sociale, voire même l’identité individuelle et sociale.

Il faut donc mettre en place une mise en scène, créer la réalité, sinon la provoquer. Il faut donc agir sur les représentation afin que le groupe y croit, puisse croire au phénomène d’exclusion sociale, phénomène totalement illusoire.

Les représentations sociales constituent « une forme de connaissance, socialement élaborée et partagée, ayant une visée pratique et concourant à la construction d’une réalité commune à un ensemble social. Egalement désignée comme savoir de sens commun ou encore savoir naïf, naturel, cette forme de connaissance est distinguée, entre autres, de la connaissance scientifique » (D.Jodelet, 1989). « Cette connaissance se constitue à partir de nos expériences, mais aussi des informations, savoirs, modèles de pensée que nous recevons et transmettons par la tradition, l’éducation, la communication sociale. Aussi est-elle, par bien des côtés, une connaissance socialement élaborée et partagée » (D.Jodelet, in: S.Moscovici, 1984).

Chanque entité groupale génère sa propre culture culture, à savoir, un ensemble de représentations sociales, de valeurs, de croyances et de conventions qui permettent à ses membres d’interpréter les événements qu’ils observent et de communiquer avec leurs semblables. Ce « système de significations » renvoie à ce que d’aucuns appellent le « sens commun », fondé sur l’ensemble de « connaissances » élaborés et acquises et permet de détemriner ce qu’est une personne, sur la façon dont s’agencent les traits de personnalité, sur les différentes manières de se comporter — normes de bon ou mauvais comportements; connaissances auxquelles on doit avoir recourt pour se situer soi-même et pour se définir par raport à autrui, contribuant, par conséquent, au façonnement de l’identité groupale.

Les représentations sociales, qui fondent le « système de significations » d’une communauté, présentent au moins trois fonctions essentielles :

  1. D’abord une fonction cognitive : c’est-à-dire qui permet de comprendre et d’expliquer la réalité (agissant comme une « grille de décryptage » d’une situation), renvoyant davantage à un savoir pratique de sens commun2. Ce savoir constitue une condition nécessaire à la communication sociale (Abric 1994 : 16);
  2. Ensuite une fonction identitaire : nous venons de le voir, les représentations permettent de situer les individus dans le champ social, de définir leur identité et par là, permet la sauvegarde de la spécificité des groupes; cette fonction joue un rôle essentiel dans le processus de comparaison sociale [à l’origine de l’étiquetage social] (Idem);
  3. Enfin, une fonction d’orientation : c’est-à-dire que les représentations sociales guident les comportements et les pratiques. En fait, les représentations doivent être vues comme une action sur la réalité qu’elles contribuent à construire, produisant un système d’anticipation et d’attentes, notamment par la sélection et le filtrage des informations ainsi que par les interprétations visant à rendre cette réalité conforme aux représentations; ces dernières étant « prescriptives » de comportements ou de pratiques obligés ou souhaités : elles définissent ainsi ce qui est licite, tolérable ou inacceptable dans un contexte social donné . (Idem);

Selon Abric, « les représentations sociales élaborées ou induites dans les situations d’interaction (entre individus) jouent un rôle souvent plus important que les caractéristiques objectives dans les comportements adoptés par les sujets ou les groupes ». Toujours selon le même auteur, « il n’existe pas a priori de réalité objective, mais que toute réalité est représentée, i.e. appropriée par l’individu ou le groupe, reconstruit dans son système cognitif, intégrée dans son système de valeurs dépendant de son histoire et du contexte social et idéologique qui l’environne. Et c’est cette réalité appropriée et reconstituée qui constitue pour l’individu ou le groupe la réalité même »

En somme, c’est à travers les représentations sociales et sur la base des valeurs véhiculées par la société que se mesure l’acceptabilité sociale des comportements qu’adoptent les individus : valeurs et représentations qui définissent ce qui est valorisé, encouragé, par opposition à ce qui est jugé « condamnable », inacceptable, immoral. Elles contribuent, par conséquent, à la normalisation des comportements, à la régulation sociale et par là, elles sont essentielles au maintien de l’ordre social.

Ainsi intervient la notion de vulnérabilité, comprise ici comme un mise en état d’impuissance associé à des personnes ou à des groupes présentant certaines caractéristiques qui sont perçues comme différentes de celles entrant dans la définition courante de ce qui est considéré comme « normal ». Ainsi intervient la notion de vulnérabilité, comprise ici comme un mise en état d’impuissance associé à des personnes ou à des groupes présentant certaines caractéristiques qui sont perçues comme différentes de celles entrant dans la définition courante de ce qui est considéré comme « normal ».

Provocation de la position victimaire

Certains discours concernant la désapprobation sur « l’état victimaire » ou la dénonciation d’une situation de victime me semble fort particulier, et je n’ai de cesse d’y réfléchir. Souvent dans la clinique victimaire, on retrouve des préoccupations psychiques liées à la culpabilité, au négatif et à la répétition mortifère et destructrice. Aussi, en exhibant sa victimité chacun pense avoir trouvé son victimaire. La victime est redevenue d’une certaine façon le héros d’antan, celui des grandes tragédies anciennes.

Selon la clinique victimaire, assez fréquemment, on relève une constellation familiale particulière dominée par la confusion des rôles, des générations, parfois même des identités. Dans ces occurrences, il y a immanquablement une situation de carence sévère au plan affectif et narcissique, un défaut de sécurisation parentale à l’endroit de l’enfant. Notons que cet excès, d’abord externe et environnemental, engendre et développe un excès de type interne symbolisé par un surmoi sévère et austère. Ipso facto, le surmoi de l’enfant imite le surmoi parental. C’est ainsi que le sentiment de culpabilité qui est une forme d’angoisse « psychiquement liée » peut se transformer en autosadisme et en masochisme moral. Rappelons que Freud utilise la notion d’un « besoin de punition » (Strafbedürfnis) qui a pour rôle partiel le soulagement de ce que Freud a appelé l’ « angoisse de la conscience ».

La position victimaire serait un cercle vicieux, circulairement, l’identification à la victime et la confrontation de la personne à des situations récursives d’échec favorisent la réaction morale et le sentiment de culpabilité. La personne s’automoralise par un surmoi démesuré. L’identification à la victime et la confrontation de la personne à des situations récursives d’échec favorisent la réaction morale et le sentiment de culpabilité. Assurément, la compulsion de répétition, paraît essentielle dans l’agir compulsif d’échec. Le cas de ces personnes « victimes », tourmentées et torturées par la culpabilité, n’est pas sans évoquer d’un point de vue clinique et psychopathologique l’ancienne « paranoïa sensitive » de Kretschmer, appelée aussi délire de relation sensitif.  La personne paraît, en effet, subir une multitude d’événements pénibles, un cumul d’échecs et de conflits. On peut à chaque fois relever une situation différente de vexation et d’affaiblissement, un « vécu » d’infériorité et de persécution, d’échec et d’insatisfaction, d’humiliation et de culpabilité, ainsi qu’une extrême sensibilité au regard de l’autre, qui risque de l’ « imprégner ». L’autre est toujours potentiellement dangereux dont il faut se méfier. Il est nécessaire d’être sur ses gardes.

Par ailleurs, il est à noter également une autre constante que traduit la notion d’enfant non élu, d’enfant non désiré ou qui n’aurait pas dû être. Position de victimisation La position de victimisation implique une attitude d’une personne qui se pose en victime dans le but de susciter la pitié ou d’obtenir des avantages. Mais n’est-il pas possible pour une victime de dénoncer et de faire tout en son pouvoir pour que cette situation ou cet évènement ne se reproduise pas à nouveau? Ainsi, la victimisation, c’est se poser en victime. De ce fait, placée dans une position de victime, la personne a le sentiment de ne pas être acceptée, de ne pas être « reconnue » par son entourage. D’une part, elle ne se sent pas « identifiée » comme telle, d’autre part, elle pense que l’on a une obligation envers elle. A ce titre, la question du devoir et de la dette est assez souvent au centre des conflits internes et externes. A cet égard, le mécanisme défensif de projection agit pleinement. Tous les griefs qui sont faits au sujet sont en fait ses propres reproches qui lui reviennent de l’extérieur. Dans cette perspective, on peut facilement dire que les personnalités à inclination victimaire souffrent précisément d’une pathologie narcissique. De fait leur problématique se situe notamment dans le violent conflit qui oppose l’idéal du moi au moi-réalité.

En conséquence, les bases narcissiques fragiles de ces personnes nécessitent une réassurance extérieure, une sécurisation constante et répétée, car ces sujets sont également en proie à des angoisses de perte d’objet. Ces quelques éléments évoquent le registre de l’auto-dépréciation, ou une appréciation péjorative dans l’ordre de l’insuffisance. Ces sujets sont, assurément, pris et absorbés par des sentiments particulièrement désagréables d’insatisfaction, de frustration et de manque.

Sabotage de la résilience ou représailles

En santé publique, force est de constater que les populations défavorisées, souvent moins scolarisées, sont plus fréquemment ciblées comme groupes à risque : déjà fragilisées par des caractéristiques personnelles et une histoire personnelle éprouvante, les personnes ciblées vivent, le plus souvent, dans des conditions dites « fragilisantes », c’est-à-dire qui ne favorisent pas leur intégration sociale (pauvreté, exclusion, isolement, faible scolarité, problèmes de santé ou problèmes sociaux ayant un impact sur la santé). À cet égard, les stratégies de santé publique misant sur l’empowerment et la résilience des communautés visent à faire émerger des conditions plus favorables au développement d’une autonomie individuelle et collective.

En effet, être résilient, c’est rebondir devant l’adversité, c’est rebondir devant les vicissitudes et les impondérables de la vie et les cruautés du destin. C’est s’adapter à des circonstances, des évènements impossibles à prévoir, mais pourtant pouvant avoir des conséquences importantes, et des simultanéités de faits, concours de circonstances, et de variables qui relèvent du hasard, de la chance, et qui participe à un résultat. Incidemment, je vais élaborer prochainement un concept, qui existe sûrement quelque part, et qui permettra de bien saisir ce qu’est le principe d’équilibre et de réciprocité; À toute action correspond une réaction et rien ne se perd, rien ne se crée, et tout est transformation.

Induire des difficultés, pervertir, corrompre, suborner, altérer, dénaturer, dévoyer, contaminer et intoxiquer, dégrader et paupériser, et ce, par des pervers sardanapalesques en conflits d’intérêts institutionnels, moraux et éthiques, dans l’abdication de leurs responsabilités sociétales, ce n’est vraiment pas une bonne idée. C,est ainsi qu’est mis en oruvre l’exclusion sociale.

Action de victimiser ou représailles

« Dont bother to try, the door is close for you (Organisme communautaire McGill) »

Mais il est possible de victimiser une personne, un groupe de personne, déjà fragilisé, par un terreau victimaire. Se faire victimiser, victimiser signifie transformer en victime. Ainsi, une application perverse de la théorie des conflits, vise essentiellement à victimiser des individus ou des groupes, ce qui constitue une forme de régulation et même de contrôle sociale. Cela favorise une certaine polarisation des demandes de ressources.

Le mot « victimiser » est un anglicisme introduit au 20ième siècle. Il est emprunté au verbe « to victimize », transformer en victime (1830), dérivé de « victima », victime (1497, emprunt au latin) . De plus, on pourra faire un lien entre « boucs émissaires » et « victima » (désignait la victime offerte aux dieux en remerciement des faveurs reçues). Dans les civilisations anciennes, le concept de victime est marqué du sceau du sacrifice. Ainsi, parmi les victimes expiatoires, citons le bouc-émissaire. Victimiser (en anglais : to victimize) ce traduirait par « exercer des représailles ».

Ainsi, une personne ou un groupe peut prendre une position de victimisation comme suite à des représailles, des arnaques, des maltraitances, etc. Victimiser ce traduit également par la punition, la discrimination, l’exclusion, sélectivement, arbitrairement et injustement. Victimiser se traduit même par « être persécuté ». Victimiser, c’est également rendre coupable. Afficher son innocence devient une nécessité individuelle et collective. Il est possible de se faire manipulé, détruire le locus de contrôle, et obligé une personne ou un groupe à adopter une position victimaire.

Dans le cadre des pratiques de santé publique, l’approche par « groupes cibles », lors d’interventions ou encore la diffusion d’informations associées à un groupe, peut entraîner des conséquences diverses pour les personnes concernées. Ces pretiques sont déjà à la base de la catégorisation, de l’étiquettage et de la stigmatisation de certaines populations. Massé « Le fait d’associer des groupes d’individus à un groupe cible n’est pas toujours porteur d’étiquetage et de conséquences en termes de stigmatisation et de discrimination » (2003 : 247). Il en est le cas pour les maladies et infections. Toutefois, l’étiquetage n’a pas que des effets positifs; conduisant à la stigmatisation, les conséquences peuvent s’avérer préjudiciables à divers degrés.

De façon générale, il existe un risque que les groupes ciblés pour des interventions de santé publique, sur la base de profilage socioéconomiques et socio-démographiques (sexe, âge, classe sociale, origine ethnoculturelle), géographiques (territoire de résidence), sexuelles (orientation sexuelle, grossesses à l’adolescence) ou sur la base de la pratique de comportements à risque (toxicomanie, sexualité à risque, refus du port du casque à vélo, etc.) ou d’habitudes de vie malsaines (sédentarité, consommation d’aliments riches en cholestérol, etc.) soient perçus négativement par le reste de la population (Massé 2003 : 244).

En ce sens, l’acte d’étiqueter une personne ou un groupe ne se limite pas seulement à décrire une déviance ou une déficience, elle implique également l’attribution d’un ensemble de caractéristiques qui sont culturellement associées à cette déviance (Ville 1999 : 2); autrement dit, le préjugé ne porte pas tant sur la condition, la maladie ou l’état d’une personne, que sur les comportements supposément « sous-jacents » à ces derniers. Les individus concernés peuvent, par conséquent, être perçus comme des irresponsables, comme des personnes faibles, qui n’ont pas suffisamment de contrôle sur leurs pulsions, voire comme des menaces à l’ordre social (fardeau économique compte tenu du coût des soins de santé ou services sociaux requis et d’une possibilité de faible participation à la vie économique, fardeau social compte tenu de la menace à la santé, à la sécurité ou au bien-être qu’ils peuvent représenter pour la population).

Le stigmate correspondrait ainsi à toute caractéristique propre à l’individu ou au groupe qui, si elle est connue, le discrédite aux yeux des autres (Rogel 1997 : 54). En soi, un stigmate part d’une expression de norme sociale et culturelle qui façonne des relations entre les personnes conformes à cette norme et qui trace une frontière, dans la société, entre les « normaux » et les « exclus », entre « nous » et « eux » (de Bruyn 1998 : 2). Selon Rogel, le stigmatisé sera généralement perçu comme occupant une position sociale inférieure (rapport de pouvoir énoncé plus haut)5. Parfois le stigmate est si important qu’il a pour effet de suspendre tous les autres rôles sociaux que peut jouer l’individu qui en est affligé; le stigmate devient ainsi le centre de toutes les pensées et donc le premier élément de définition de l’individu (Idem : 55). Le stigmate a également un pouvoir d’extension dont le caractère dévalorisant peut s’étendre à la famille, les proches et à la communauté de l’individu qui en est concerné (par exemple, le fait d’avoir été incarcéré ou l’alcoolisme).

La perte d’estime de soi (liée aux problèmes concrets de la vie quotidienne) représente sans doute le phénomène le plus marquant chez la personne étiquetée, la stigmatisation pouvant affecter tous les aspects de la vie d’un individu : discrimination dans l’emploi, le logement ou l’assurabilité, par exemple. De plus, la situation de stigmatisé s’accompagne d’un sentiment de culpabilité6, notamment si l’individu est taxé de comportements à risque ou d’habitudes de vie malsaines.

La stigmatisation a également des effets pervers : les théoriciens de l’étiquetage ont déjà souligné que les individus qui se sont vus attribuer une image de déviants finissent par l’accepter et l’endosser, voire par adopter un comportement conforme à l’image qui leur est accolée (Massé 2003 : 257). C’est ce que l’on appelle la prophétie auto-réalisante.

Notre comportement est plus congruent avec nos attitudes si celles-ci nous sont rendues plus conscientes. La manière dont nous acquérons nos attitudes (sources) a une grande influence sur la prédiction de nos actions futures: les attitudes fondées sur l’expérience sont plus solides que celles issues de la communication par autrui ou par le raisonnement logique. “Il y a un lien entre ce que nous sommes et ce que nous faisons même si ce lien est souvent plus faible que nous n’aimerions le croire” “Ce que nous faisons influence grandement ce que nous savons”; C’est en faisant qu’on apprend. La pratique de nouveaux rôles amène souvent des changements d’attitude: (engagement –> cohérence). Lorsque la cible est étiquetter de manière arbitraire, on lui attribue dont un rôle qui ne lui reviens pas. En le soumettant à des situations et des événements exceptionnelle (qui sort de l’ordinaire, constitue une exception), la cible est contrait de naviguer en terra incognita. Si ces événements et situations sont concu pour qu’il n’y ait aucune possibilité de réagir adéquatement, aucune possibilité d’adopter un comportement approprié, la cible se retrouve en position de perte de repères, perte du locus de contrôle, et provoque des dissonance cognitives.

La dissonance cognitive est une influence qui se manifeste non sur le comportement mais sur les attitudes (pensées) : elle se situe à un niveau intra-individuel. L’individu est influencé par lui-même. Rappelons que l’attitude relève de la structure mentale qui renvoie à notre position, notre évaluation à l’égard d’un objet quelconque et qui nous prédispose à agir d’une certaine façon par rapport à l’objet en question. Les attitudes ne sont pas observables directement. Nous sommes donc influencés par nous-mêmes : nos comportements sont influencés par nos attitudes et, de même, les comportements peuvent faire évoluer les attitudes. La dissonance cognitive relève de la résence simultanée d’éléments contradictoires dans la pensée de l’individu. Cette dissonance est souvent le résultat d’un désaccord entre attitudes et comportements. La dissonance cognitive entraîne chez l’individu un état de malaise, une tension psychologique désagréable. Pour réduire se malaise, ces tentions, l’individu peut changer de comportement ou d’attitude. L’élément le moins résistant au changement est l’attitude.

Cependant, face à l’étiquettage, il est impossible d’apaiser cette souffrance.

L’interactionnisme de l’interactionniste !

« Bonne chance dans tes projets (Agente d’Emploi-Québec) »

La violence psychologique et moral, la persuation coercitive, l’erreur et la maltraitance (institutionnelle), la psychologisation, la médicalisation, la psychiatrisation, la criminalisation, sont ici utiliser mais et entraîne des effets pervers, tel que la dégradation du tissu social et la production de la déviance et de l’exclusion sociale.

« Tout les acteurs ne sont pas pervers, mais tout les pervers sont acteurs » ! Philippe Jean

L’interactionnisme est un cadre de référence général (paradigmatique) et un courant de pensée où se rencontrent la psychologie, l’éthologie, l’anthropologie, l’ethnologie, la sociologie, la philosophique, la sociologie, la psychologie, psychosociologie, les neurosciences, les sciences de l’information et de la communication.

Les paradigmes de l’action collective ou de l’action individuelle sont autant de formes d’interactionnismes. La motivation naît de l’interaction d’un sujet et de son environnement. L’individu est soumis à des motivations et à des freins.

Les interactions sociales font partie intégrante de nos échanges au quotidien et l’in des aspects fondamentale des relations sociales; elles peuvent être agréables ou désagréables (aversive ou non) selon les situations et les événements ou les personnes impliquées. Le caractère dynamique des interactions fait en sorte que l’individu possède une grande influence sur le déroulement de celles-ci, et que l’individu est grandement influencé par le déroulement de celles-ci, que ce soit par les attitude, les comportements, au sein de l’interaction.

Dans le but de gérer efficacement les interactions dans une optique préventive et dans un contexte de violence psychologique et moral, ainsi que de persuation coercitive, il est nécessaire d’avoir une connaissance des notions du comportement (angl.: behaviorisme ou fr.: comportementalisme), de la cognition (pensée), de la communication, de la sociologie, des formes de maltraitances et de violences psychologiques, et pour la cible, d’avoir une profonde connaissance et conscience de soi ; pour l’observation du caractère dynamique et interactionnelle (dynamique interactionnelle) de la communication verbale et non-verbale à l’égard du contexte relationnelle avec les personnes, entités groupales, bien sure, en situations en interaction intégré dans un environnement.

Reconnaître les stratégies de persuasion coercitive au sein de la violence psychologique et morale qui détermine le changement d’attitudes (cognition) et de comportements, s’avère un sujet d’étude fort intéressant. Elle réfère également à l’étude des capacités adaptatives et fonctionnelles de l’individu dans un contexte sociologique au sein d’un environnement pathologisant et traumatogène. Elle réfère également aux réactions émotives et aux états affectivo-témotionnels qui affecte les éléments comportementales au sein d’une telle interaction ; donc les réaction émotives et comportementales.

Rappelons que la persuation coercitive à pour objectif de modifier les attitudes et les comportement d’une cible sans que cette dernière en soit consciente. Les méthodes de la persuation coercitive combinent des tactiques d’observation, de persuasion et de propagande dans une forme puissante de manipulation coercitive. La persuation coercitive , consistant en la substitution d’une identité individuelle par une autre, s’accompagne d’un isolement social : il s’accomplit donc de manière plus efficace au sein de groupes fermés. Tenter de gagner « le cœur et l’esprit » de la cible, voilà, entre autre, ce qui définit la persuasion. Par ailleurs, la persuasion est exigeante, parce qu’elle a besoin d’induire un changement d’attitude, qui entraînera un changement affectif basé sur l’émotion et dont les effets seront plus durables si la cible accepte et intériorise les thèmesde la persuasion.

La relation entre attitudes et comportements est plus forte lorsque l’on considère le comportement typique plutôt que des actes isolés. Ce sont les changements dans les attitudes spécifiques à l’action qui ont le plus de chance de provoquer des changements de comportement.

Notre comportement est plus congruent avec nos attitudes si celles-ci nous sont rendues plus conscientes. La manière dont nous acquérons nos attitudes (sources) a une grande influence sur la prédiction de nos actions futures: les attitudes fondées sur l’expérience sont plus solides que celles issues de la communication par autrui ou par le raisonnement logique. “Il y a un lien entre ce que nous sommes et ce que nous faisons même si ce lien est souvent plus faible que nous n’aimerions le croire”

“Ce que nous faisons influence grandement ce que nous savons”; C’est en faisant qu’on apprend. La pratique de nouveaux rôles amène souvent des changements d’attitude: (engagement –> cohérence). Lorsque la cible est étiquetter de manière arbitraire, on lui attribue dont un rôle qui ne lui reviens pas. En le soumettant à des situations et des événements exceptionnelle (qui sort de l’ordinaire, constitue une exception), la cible est contrait de naviguer en terra incognita. Si ces événements et situations sont concu pour qu’il n’y ait aucune possibilité de réagir adéquatement, aucune possibilité d’adopter un comportement approprié, la cible se retrouve en position de perte de repères, perte du locus de contrôle, et provoque des dissonance cognitives .

La dissonance cognitive est une influence qui se manifeste non sur le comportement mais sur les attitudes (pensées) : elle se situe à un niveau intra-individuel. L’individu est influencé par lui-même. Rappelons que l’attitude relève de la structure mentale qui renvoie à notre position, notre évaluation à l’égard d’un objet quelconque et qui nous prédispose à agir d’une certaine façon par rapport à l’objet en question. Les attitudes ne sont pas observables directement. Nous sommes donc influencés par nous-mêmes : nos comportements sont influencés par nos attitudes et, de même, les comportements peuvent faire évoluer les attitudes. La dissonance cognitive relève de la résence simultanée d’éléments contradictoires dans la pensée de l’individu. Cette dissonance est souvent le résultat d’un désaccord entre attitudes et comportements. La dissonance cognitive entraîne chez l’individu un état de malaise, une tension psychologique désagréable. Pour réduire se malaise, ces tentions, l’individu peut changer de comportement ou d’attitude. L’élément le moins résistant au changement est l’attitude.

Lorsqu’on propose à un sujet des données confuses tout en le plaçant dans une situation contradictoire ou ambiguë, sa perception des choses est profondément faussée, phénomène qui perdure alors même qu’une quantité appréciable d’une information de meilleure qualité lui a été délivrée. La preuve expérimentale de ce phénomène a été établie en présentant à des sujets une image floue et distordue. La confiance en cette première impression, construite à partir de stimuli équivoques, a grandement influencé les perceptions suivantes. Quand l’image devient plus claire, le sujet assimile ces nouvelles données, mais l’interprétation initiale se maintient et la résistance au changement cognitif persiste jusqu’à ce que la contradiction soit si élevée, si apparente en vérité qu’elle finit par forcer la conscience au-delà du seuil de la rationalité.

La quantité d’information nécessaire à l’invalidation d’une hypothèse est significativement plus importante que la quantité d’information nécessaire à la constitution d’une interprétation initiale ; l’impression première mais incorrecte tend à perdurer. La difficulté ne réside pas tant dans l’acquisition de nouvelles perceptions ou de nouvelles idées, mais plutôt dans la modification des perceptions initialement établies. Les interprétations humaines qui se base sur une quantité peu importante mais régulière d’informations ne sont pas rejetées ou modifiées tant que des preuves solides et approfondies ne forcent pas à reconsidérer l’analyse. Tout comme la perception des stimuli est influencée aussi bien par l’ambiguïté, la discordance des informations que par l’attente et les images préexistantes, les préjugés de l’analyste en intelligence exerceront une influence certaine sur son jugement, en dépit des efforts fournis par celui-ci dans la recherche de l’objectivité. Puisque l’Intelligence Culturelle effectue des recherches sur des situations hautement ambiguës par définition, les analystes adoptent une stratégie de suspension du jugement aussi longtemps que possibleé

Ces techniques, qui utilisent plutôt la puissance du symbole que la force brutale, s’efforcent de persuader les cibles d’adopter ou de soutenir un produit, une opinion, une attitude ou encore un comportement spécifique. Chaque communication, verbale ou non, met en relief certains aspects tout en en laissant d’autres dans l’ombre ; ce phénomène, qui est invariable, détermine les procédés manipulatoires, qui intensifieront certains éléments d’information par la répétition, l’association, la composition, l’omission, la réduction, ou encore par la confusion. L’analyse de la persuasion peut identifier plusieurs modèles de modification de comportement et de techniques d’influence.

Le but des programmes d’influence sociale est de créer des réactions d’obéissance, ce qui implique une neutralisation de la conscience chez la cible. L’impulsion déterminant l’action provient directement des profondeurs de l’inconscient et la mise en œuvre d’une persuasion subtile constitue l’instrument permettant d’atteindre cet objectif.

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